Si les troupes russes ont nettement ralenti sur le front en Ukraine au premier semestre de 2026, Kyiv est encore «loin d’un tournant dans la guerre», a affirmé vendredi le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky.
Le chef militaire a estimé dans un bilan publié vendredi sur Telegram que la Russie avait échoué à atteindre les objectifs de son offensive, alors que Moscou bénéficiait de «presque le double d’effectifs et d’équipements».
Selon lui, les forces russes, qui menaient auparavant des «opérations offensives actives sur 13 axes», n’en poursuivent désormais que sur «six ou sept» au maximum, et subissent de lourdes pertes alors que Kyiv poursuit une «stratégie d’épuisement» de l’adversaire.
Il a aussi loué les frappes ukrainiennes de longue portée qui ont visé 697 cibles en Russie depuis le début de l’année, causant selon lui plus de 6,1 milliards de dollars de pertes économiques directes et indirectes.
Les frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes ces derniers mois ont causé des pénuries de carburant dans de nombreuses régions russes et en Crimée, péninsule annexée en 2014.
Le commandant en chef a toutefois averti que Moscou poursuivait ses objectifs militaires dans les régions de l’est de l’Ukraine.
«L’intensité des frappes de missiles et de drones ne cesse d’augmenter, tout comme l’utilisation de bombes aériennes guidées et le nombre de crimes commis contre la population civile», a-t-il ajouté, affirmant que «l’ennemi ne doit pas être sous-estimé».
Ces déclarations interviennent deux jours après le sommet de l’OTAN à Ankara, où le président ukrainien Volodymyr Zelensky a obtenu de nouveaux engagements occidentaux en matière de défense aérienne.
Le président américain Donald Trump a notamment annoncé son accord de principe pour autoriser l’Ukraine à produire sous licence des missiles intercepteurs Patriot, jugés indispensables pour contrer les missiles balistiques russes.
