L’Union européenne a décidé de nouvelles sanctions visant en une seule fois près de 1 600 entités et individus liés à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.
Cet ensemble de sanctions, qui prévoient un gel des avoirs dans l’UE et une interdiction de s’y rendre, a été approuvé par les représentants des 27 à Bruxelles, avant une adoption formelle par leurs chefs de la diplomatie lundi à Luxembourg, ont précisé ces sources.
Dans le détail, elles concernent 743 individus et 826 entités, tous liés au complexe militaro-industriel russe, selon ces diplomates à Bruxelles.
Quelque 77 nouvelles inscriptions à cette liste noire de l’UE ont également été approuvées à la suite des récentes élections à la Douma en Russie, dénoncées comme anti-démocratiques par Bruxelles, dont trois membres de la commission électorale, selon ces sources.
Cela va porter à près de 4500 le nombre total de personnes et entités sanctionnées par l’UE en raison de la guerre menée par le Kremlin en Ukraine.
La France avait réclamé et obtenu il y a deux semaines le retrait de cette liste de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov, invoquant des raisons de «sécurité nationale», au grand dam de plusieurs pays de l’UE, dénonçant un dangereux précédent.
Le Luxembourg, dans le sillage de la France, avait également obtenu le retrait de l’homme d’affaires russe Mikhaïl Fridman de cette liste noire de l’UE.
