L’OTAN a annoncé vendredi une réduction des effectifs de sa mission militaire au Kosovo, la KFOR, en raison de «l’amélioration» des conditions de sécurité dans ce petit pays des Balkans.
Environ 4600 soldats participent à cette mission de maintien de la paix au Kosovo, théâtre de troubles et de tensions entre la majorité kosovare et la minorité serbe, et dont l’indépendance n’a jamais été reconnue par la Serbie.
Selon des diplomates européens à l’OTAN, les États-Unis avaient indiqué leur volonté de réduire leurs effectifs.
L’OTAN n’a toutefois pas précisé quelles nationalités étaient concernées par ces réductions.
Quelque 590 militaires américains font partie de cette force de l’OTAN, où l’Italie est majoritairement représentée avec plus de 900 militaires. Au total, 31 pays sont représentés au sein de la KFOR.
«La situation sécuritaire étant désormais stable, la posture de la KFOR peut être ajustée en conséquence», a indiqué l’OTAN, en assurant que cette décision était «réversible» si nécessaire.
«L’OTAN ne permettra pas qu’un vide sécuritaire se crée», a assuré l’Alliance.
Malgré les tensions persistantes dans le nord, à majorité serbe, le dernier incident majeur au Kosovo remonte à septembre 2023, lorsqu’un policier kosovar avait été tué par un groupe paramilitaire serbe.
Les États-Unis ont indiqué à plusieurs reprises leur volonté de se désengager progressivement du continent européen. Le président Donald Trump a ainsi annoncé début mai une réduction d’environ 5000 militaires américains en Allemagne.
