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L’ONU juge «indispensable» une «coordination mondiale» sur l’IA

«Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités.»

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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'exprime lors d'une conférence de presse, à Chypre, le mercredi 29 juillet 2026. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'exprime lors d'une conférence de presse, à Chypre, le mercredi 29 juillet 2026. (Petros Karadjias/AP Photo/Petros Karadjias)

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a jugé mercredi «indispensable» une «coordination mondiale» sur l’IA, faisant écho aux appels à mieux réguler le secteur.

«Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités. La première responsabilité de tout gouvernement est de protéger ses citoyens, y compris contre les menaces liées à l’intelligence artificielle», a déclaré le chef de l’ONU lors d’une conférence de presse.

Mais si «l’action au niveau national est essentielle, une coordination mondiale est également indispensable», a-t-il poursuivi, car «l’IA ne s’arrête pas aux frontières, pas plus que les risques qu’elle comporte».

Antonio Guterres a ajouté que ce thème serait «un sujet majeur de discussion» entre les différents dirigeants qui seront réunis la semaine prochaine à New York pour la semaine de haut niveau de l’assemblée générale de l’ONU.

Les appels à mieux réguler le développement de l’intelligence artificielle (IA) se multiplient après une série d’incidents et des mises en garde alarmantes de nombreux dirigeants du secteur.

OpenAI, Anthropic et Google DeepMind ont annoncé mardi qu’ils travaillaient à la création d’un organe de supervision des risques liés à l’IA.

Mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé pour sa part qu’elle allait réunir des grands acteurs du secteur pour soutenir leurs efforts visant à ralentir le développement des modèles les plus risqués.

Interrogé sur le type de coordination qui pourrait être promu, Antonio Guterres a pris l’exemple de ce qui a pu être mis en place en matière de risque nucléaire.

«Je rappelle que, pendant la Guerre froide, il y avait évidemment une confrontation entre les États-Unis et l’Union soviétique, mais qu’il existait aussi, s’agissant des risques nucléaires, un certain nombre de contacts», a-t-il dit.

«À un moment donné, des accords ont même été conclus pour réduire les arsenaux nucléaires, et des mesures ont été prises après la détection de certains risques. Nous nous souvenons, par exemple, de la crise de Cuba», a poursuivi M. Guterres.

Dans le même esprit, sur l’IA, «il est essentiel que les pays qui disposent de capacités importantes (…) mettent en place des mécanismes de contact et d’échange d’informations, ainsi que certains garde-fous communs», a-t-il insisté, afin de prévenir d’éventuelles «catastrophes gigantesques à l’échelle mondiale».

«Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités. La première responsabilité de tout gouvernement est de protéger ses citoyens, y compris contre les menaces liées à l’intelligence artificielle», a déclaré le chef de l’ONU lors d’une conférence de presse.

Un modèle d’IA est trop dangereux pour être rendu public, selon ses développeurs Les dirigeants des banques canadiennes et les autorités de régulation se sont réunis le 10 avril dernier pour discuter des risques posés par Claude Mythos Preview, le nouveau modèle d’IA d’Anthropic, que l’entreprise juge si puissant qu’elle a décidé de ne pas le rendre public.

Mais si «l’action au niveau national est essentielle, une coordination mondiale est également indispensable», a-t-il poursuivi, car «l’IA ne s’arrête pas aux frontières, pas plus que les risques qu’elle comporte».

Antonio Guterres a ajouté que ce thème serait «un sujet majeur de discussion» entre les différents dirigeants qui seront réunis la semaine prochaine à New York pour la semaine de haut niveau de l’assemblée générale de l’ONU.

Les appels à mieux réguler le développement de l’IA se multiplient après une série d’incidents et des mises en garde alarmantes de nombreux dirigeants du secteur.

OpenAI, Anthropic et Google DeepMind ont annoncé mardi qu’ils travaillaient à la création d’un organe de supervision des risques liés à l’IA.

Mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé pour sa part qu’elle allait réunir des grands acteurs du secteur pour soutenir leurs efforts visant à ralentir le développement des modèles les plus risqués.