Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé mardi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont Donald Trump a retiré les États-Unis, avait «un peu tardé» à identifier l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo.
Interrogé par des journalistes sur la manière dont les États-Unis comptaient réagir, le secrétaire d’État américain a déclaré: «L’acteur principal sera évidemment les CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies, la principale agence sanitaire des États-Unis), ainsi que l’Organisation mondiale de la santé, qui a malheureusement un peu tardé à identifier» cette épidémie.
Il a déclaré que les États-Unis, qui ont débloqué 13 millions de dollars d’aide pour des opérations «d’intervention immédiate», espéraient ouvrir environ 50 cliniques pour traiter Ebola en RDC.
«C’est un peu difficile d’accès parce que c’est une zone rurale (…) et un endroit difficile d’accès dans un pays ravagé par la guerre, malheureusement», a déclaré Marco Rubio.
«Nous allons nous y investir très fortement», a-t-il promis.
Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, se sont officiellement retirés de l’OMS et ont réduit leurs financements destinés à leur Agence pour le développement international (USAID), très impliquée dans la réponse aux précédentes flambées d’Ebola.
L’OMS a alerté mardi sur «l’ampleur et la rapidité» de l’épidémie d’Ebola, déjà suspectée d’avoir fait plus de 130 morts, qui se propage dans l’est de la RDC.
