International

L’Iran rencontre l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU

Publié le 

Sur cette photo publiée par le ministère iranien des Affaires étrangères, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à droite, et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, à gauche, t... Sur cette photo publiée par le ministère iranien des Affaires étrangères, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à droite, et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, à gauche, tiennent une réunion à Genève, en Suisse, le lundi 16 février 2026. (Ministère iranien des Affaires étrangères via AP) (Uncredited)

Le chef de la diplomatie iranienne a rencontré lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avant le deuxième cycle de négociations avec les États-Unis sur le programme nucléaire de Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et a indiqué qu’il rencontrerait également le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, qui accueille mardi à Genève les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.

«Je suis à Genève avec des idées concrètes pour parvenir à un accord juste et équitable, a écrit M. Araghchi sur X. Ce qui n’est pas sur la table: la soumission face aux menaces.»

Alors que le président américain Donald Trump a ordonné l’envoi d’un porte-avions supplémentaire dans la région, l’Iran a organisé lundi un autre exercice naval, a rapporté la télévision d’État.

Elle a précisé que cet exercice permettrait de tester les capacités opérationnelles et de renseignement de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, le golfe Persique et le golfe d’Oman.

Juste avant les pourparlers, l’Iran a annoncé que sa Garde révolutionnaire paramilitaire avait commencé l’exercice tôt lundi matin dans les voies navigables qui constituent des routes commerciales internationales cruciales par lesquelles transitent 20 % du pétrole mondial.

Par ailleurs, EOS Risk Group a mentionné que les marins traversant la région avaient reçu par radio un avertissement indiquant que la voie nord du détroit d’Ormuz, dans les eaux territoriales iraniennes, ferait probablement l’objet d’un exercice de tir réel mardi. La télévision d’État iranienne n’a pas mentionné cet exercice.

C’est la deuxième fois en quelques semaines que des marins reçoivent un avertissement concernant un exercice de tir réel iranien. Lors du précédent exercice, annoncé fin janvier, le Commandement central de l’armée américaine avait adressé un avertissement sévère à l’Iran et aux Gardiens de la révolution.

Tout en reconnaissant le «droit de l’Iran à opérer de manière professionnelle dans l’espace aérien et les eaux internationales», il avait mis en garde contre toute interférence ou menace à l’encontre des navires de guerre américains ou des navires commerciaux de passage.

Le 4 février, les tensions entre les marines iranienne et américaine se sont encore accrues après qu’un avion de chasse de la marine américaine a abattu un drone iranien qui s’approchait du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la mer d’Oman.

L’Iran a également harcelé un navire marchand battant pavillon américain et dont l’équipage était américain qui naviguait dans le détroit d’Ormuz, a rapporté l’armée américaine.

L’administration Trump cherche à conclure un accord visant à limiter le programme nucléaire iranien et à garantir que ce pays ne développe pas d’armes nucléaires.

Dimanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a laissé entendre que Téhéran pourrait être ouvert à un compromis sur la question nucléaire, mais qu’il souhaitait un assouplissement des sanctions internationales menées par les États-Unis.

«La balle est dans le camp des États-Unis. Ils doivent prouver qu’ils veulent conclure un accord avec nous, a expliqué M. Takht-Ravanchi à la BBC. Si nous constatons leur sincérité, je suis sûr que nous serons sur la voie d’un accord.»

«Nous sommes prêts à discuter de cette question et d’autres questions liées à notre programme, à condition qu’ils soient également prêts à discuter des sanctions», a-t-il ajouté.

Jamey Keaten et Stephanie Liechtenstein, The Associated Press

Jamey Keaten

Jamey Keaten

Journaliste

Stephanie Liechtenstein

Stephanie Liechtenstein

Journaliste