Les autorités iraniennes ont convoqué le rédacteur en chef de l’agence de presse officielle Irna pour s’expliquer après la publication de photos montrant une femme sans voile, ont rapporté jeudi le pouvoir judiciaire et une ONG.
Le port du voile en public est obligatoire pour les femmes en Iran depuis les premières années ayant suivi la révolution islamique de 1979, une mesure longtemps considérée comme un pilier idéologique du pouvoir religieux.
Le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online, a indiqué que le rédacteur en chef d’Irna avait été «convoqué au parquet chargé de la culture et des médias pour fournir des explications» après la diffusion «d’images montrant une femme ne respectant pas les lois et règlements islamiques du pays».
Selon la même source, «le média a également été sommé de retirer ce contenu».
Une ONG basée aux États-Unis a indiqué que l’agence de presse avait mis en ligne ce reportage photo mardi avant de supprimer les images quelques heures plus tard.
L’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA) a précisé que le reportage montrait une femme sans hijab alors qu’elle se trouvait chez elle et s’occupait d’un nourrisson.
«Marzieh Mousavi, la photographe du projet, a souligné sur sa page Instagram que l’objectif principal du reportage n’était pas (…) les vêtements ou l’apparence, mais plutôt l’histoire de la prise en charge temporaire d’un nouveau-né abandonné», a ajouté l’ONG.
