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L’Inde et les États-Unis tout proches d’un accord commercial

«On peut dire que 99% des questions ont été réglées.»

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ARCHIVES – Le président américain Donald Trump et le premier ministre indien Narendra Modi se serrent la main avant leur rencontre à Hyderabad House, le 25 février 2020, à New Delhi, en Inde. Photo AP ARCHIVES – Le président américain Donald Trump et le premier ministre indien Narendra Modi se serrent la main avant leur rencontre à Hyderabad House, le 25 février 2020, à New Delhi, en Inde. Photo AP (Alex Brandon)

L’Inde et les États-Unis sont proches de signer la première tranche de l’accord de libre-échange que les deux pays négocient âprement depuis des mois, a indiqué le ministre indien du Commerce Piyush Goyal.

«On peut dire que 99% des questions ont été réglées», a estimé M. Goyal lundi devant la presse, alors qu’une énième délégation américaine est arrivée à New Delhi pour trois nouvelles journées de discussions.

«Je suis persuadé que nous allons pouvoir conclure et signer la première tranche de cet accord bilatéral», a poursuivi le ministre, précisant que «seuls quelques détails de l’ordre des virgules et des points» restaient à ajouter au texte.

La semaine dernière, l’ambassadeur américain en Inde Sergio Gor avait anticipé la signature de ce document «dans les prochaines semaines».

New Delhi et Washington négocient depuis de longs mois un accord commercial bilatéral, sur fond de guerre des droits de douane et de sanctions américaines visant les acheteurs de pétrole russe.

En février, les deux pays s’étaient fixés pour objectif de faire passer la valeur annuelle de leur échanges à 500 milliards de dollars d’ici 2030.

Leurs discussions ont toutefois été perturbées depuis la décision de la Cour suprême d’invalider la hausse des droits de douane décidée par Donald Trump. En réaction, il avait décrété une nouvelle augmentation unilatérale de 10% de ces taxes, visant notamment l’Inde.

L’an dernier, le président américain avait par ailleurs imposé une surtaxe de 50% sur les importations indiennes, en représailles aux achats par New Delhi de brut russe, accusés de financer l’effort de guerre de Moscou en Ukraine.

Ces sanctions ont été suspendues en mars par Washington pour modérer la flambée des prix des hydrocarbures causée par le conflit au Moyen-Orient.