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L’ex-vice-présidente du Costa Rica en tête pour le poste de secrétaire général de l’ONU

Des incertitudes demeurent toutefois sur l’issue de la compétition, car la menace d’un véto d’une grande puissance contre sa candidature n’est toujours pas écartée.

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Rebeca Grynspan participe à une réunion avec d'autres candidats latino-américains et caribéens au poste de secrétaire général de l'ONU afin de discuter de leurs propositions, à Montevideo, en Uruguay, le 3 août 2026. Rebeca Grynspan participe à une réunion avec d'autres candidats latino-américains et caribéens au poste de secrétaire général de l'ONU afin de discuter de leurs propositions, à Montevideo, en Uruguay, le 3 août 2026. (Matilde Campodonico/AP Photo/Matilde Campodonico)

L’ex-vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, a pour la quatrième fois mercredi pris la tête d’un «vote indicatif» organisé par le Conseil de sécurité dans la course au poste de secrétaire général de l’ONU, selon une source diplomatique.

Des incertitudes demeurent toutefois sur l’issue de la compétition, car la menace d’un véto d’une grande puissance contre sa candidature n’est toujours pas écartée au terme de ce processus complexe et opaque, visant à désigner le futur chef d’une institution par ailleurs minée par les oppositions.

Quatre femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais António Guterres, 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans comme chef de l’ONU.

Lors du vote de mercredi, tenu à huis clos, les quinze membres du Conseil de sécurité ont anonymement assigné à chaque candidat une mention: «encourage», «décourage» ou «sans opinion».

Selon une source diplomatique, Rebeca Grynspan est arrivée en tête avec neuf «encourage», six «décourage» et zéro «sans opinion». C’est la quatrième fois qu’elle domine le vote sur cinq scrutins organisés depuis le mois de juillet.

Sa performance est toutefois moins bonne que lors d’un précédent vote tenu le 29 septembre, au terme duquel elle n’avait obtenu que trois «décourage», pour 10 «encourage» et deux «sans opinion».

Il suffit surtout que l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité vote contre elle pour que sa candidature échoue.

Or dans la mesure où les «votes indicatifs» sont anonymes, on ignore si un ou plusieurs de ces pays (France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et États-Unis) figurent parmi les six mentions «décourage» qu’elle a reçus.

Plus tard dans la procédure, des votes par couleur permettront de voir si l’un des membres permanents met son véto. Ce prochain scrutin pourrait avoir lieu avant la fin du mois, selon plusieurs sources diplomatiques.

L’entrée d’un nouveau candidat dans la course reste par ailleurs tout à fait possible.

«En 1995, Kofi Annan n’était pas candidat et il est apparu un jour avant d’être élu», rappelle ainsi une source diplomatique.

Âgée de 70 ans, Rebeca Grynspan s’est récemment mise en retrait de la direction de l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (CNUCED), qu’elle dirigeait depuis un peu plus de quatre ans, pour faire campagne.

Le candidat arrivé derrière elle lors du vote de mercredi est l’actuel dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi (6 «encourage», 7 «décourage» et 2 «sans opinion») suivi de Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana (5-9-1).

À moins d’un revirement, cette dernière voit ses chances d’être élue s’éloigner à mesure qu’augmentent les votes opposés à sa candidature.