Les pompiers sont en état d’alerte maximale vendredi en Grèce, où le risque d’incendie est extrême sur plusieurs régions du pays, en raison des vents violents qui impactent une partie de la navigation maritime.
Un important feu, déclaré jeudi dans le nord de la Grèce, en Chalcidique, mais maitrisé dans la soirée, continuait vendredi de mobiliser d’importants effectifs de pompiers qui craignent une reprise des flammes, toujours en raison des vents violents, selon les médias nationaux.
Selon les services météorologiques grecs, des vents allant jusqu’à 100 km/h sont attendus dans certaines régions de Grèce, notamment dans la mer Égée. Leur affaiblissement devrait commencer progressivement à partir de dimanche seulement.
Ces conditions difficiles «exigent la plus grande attention de tous», a prévenu jeudi soir un responsable des pompiers.
Plusieurs régions, dont celle d’Athènes (l’Attique), sont en état d’alerte maximale en raison du risque d’incendie extrême (niveau 5, le plus élevé).
Les vents violents ont déjà entraîné l’immobilisation vendredi de tous les bateaux aux ports de Rafina et Lavrio, en Attique, et l’annulation de quelques lignes depuis le port du Pirée, au sud de la capitale, à destination des îles de la mer Égée.
Selon les pompiers, la superficie brûlée en Chalcidique jeudi n’a pas dépassé les 350 hectares.

Cette superficie correspond à environ 1% de la superficie totale de Kassándra, un des pieds de la Chalcidique, région privilégiée des vacanciers pour ses belles plages longées de pins. Quelques habitations ont cependant été endommagées.
À titre de comparaison, le grand incendie qui avait ravagé cette région en 2006 avait détruit 7700 hectares, rappelle l’agence de presse grecque Ana.
Plus de deux cents pompiers et 57 véhicules, appuyés par neuf avions et sept hélicoptères, avaient été mobilisés jeudi face aux craintes de propagation du feu dans cette zone touristique et boisée. 481 personnes avaient été évacuées par bateaux depuis une des plages proche de l’incendie, selon les pompiers.
Il y a 10 jours, au nord-ouest de la capitale grecque, un incendie avait détruit plus de 11 000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles près d’une station balnéaire.
En raison de rafales de vent allant jusqu’à 130 km/h, empêchant l’intervention des bombardiers d’eau, ce feu n’avait été circonscrit qu’au bout de cinq jours.
