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Les Slovaques se prononcent par référendum sur les indemnités accordées à Fico

Ils se sont également prononcés sur la réouverture du bureau du procureur spécial et de l’Agence nationale de lutte contre la criminalité.

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Un homme vêtu d’un costume traditionnel dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote, lors d’un référendum, à Vychodna, en Slovaquie, le samedi 4 juillet 2026. (Michal Svitok/TASR via AP) Un homme vêtu d’un costume traditionnel dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote, lors d’un référendum, à Vychodna, en Slovaquie, le samedi 4 juillet 2026. TASR via AP (Michal Svitok)

Le référendum organisé samedi en Slovaquie pour décider de l'annulation ou non des pensions à vie du premier ministre populiste Robert Fico et d'autres dirigeants à la fin de leur mandat n'a pas permis d'obtenir un résultat valide en raison d'une faible participation.

Avec 99,5 % des bureaux de vote dépouillés par l'Office statistique de la République slovaque, le taux de participation s'élevait à 16,1 %, bien en deçà des 50 % requis.

Les Slovaques se prononçaient également sur la réouverture du bureau du procureur spécial et de l'Agence nationale de lutte contre la criminalité, deux institutions chargées de lutter contre la grande criminalité et la corruption.

Ce référendum fait suite à une pétition organisée par les démocrates, un parti d’opposition pro-occidental non représenté au Parlement, et qui a été signée par plus de 350 000 citoyens dans le pays de 5,4 millions d’habitants, soit le seuil requis par la loi.

Un seul référendum dans l’histoire de la Slovaquie — celui de 2003 sur l’adhésion du pays à l’Union européenne — a abouti. Les autres ont échoué en raison d’une faible participation.

Les sondages laissaient présager que le taux de participation de samedi n’atteindrait pas les 50 % requis.

Les premiers ministres et présidents du Parlement slovaques ayant exercé au moins deux mandats ont droit à une allocation à vie, une somme mensuelle équivalente au salaire des députés, dans le cadre des mesures visant à renforcer la sécurité des personnalités politiques de premier plan.

Ces indemnités ont été instaurées à la suite d’une tentative d’assassinat perpétrée en 2024 contre M. Fico, qui avait été grièvement blessé lors d’une fusillade à l’issue d’une réunion du gouvernement, un événement qui avait choqué ce petit pays et eu des répercussions dans toute l’Europe.

Avant 2024, cette prestation n’était accordée qu’aux anciens présidents.

Plus tôt dans l’année, les parlementaires slovaques ont approuvé un plan du gouvernement de coalition de M. Fico visant à abolir le parquet spécial, chargé des crimes graves, tels que la corruption, le crime organisé et l’extrémisme.

Le gouvernement a également démantelé l’unité de police compétente pour ces mêmes crimes. La loi a suscité de vives critiques tant au niveau national qu'international, et des milliers de Slovaques ont manifesté à plusieurs reprises pour la contester. Plusieurs personnes liées au parti de M. Fico ont été poursuivies dans des affaires de corruption.

Depuis son retour au pouvoir en 2023, M. Fico est une figure controversée. Sa politique pro-russe, entre autres, a provoqué de nombreuses manifestations.

Robert Fico n'a pas voté lors de ce référendum.

The Associated Press