La décision des États-Unis de retirer quelque 5 000 troupes en Allemagne n’aura «pas d’impact» sur la capacité de l’OTAN à se défendre, a assuré mercredi son secrétaire général Mark Rutte.
«En ce qui concerne cette annonce, les 4000 à 5000 (soldats), il s’agit de rotations qui n’ont pas d’impact sur les plans de défense de l’OTAN», a-t-il déclaré devant la presse à Bruxelles.
«Nous savons que des ajustements vont avoir lieu», mais «cela fera progressivement et de manière structurée», a-t-il assuré.
M. Rutte a également évoqué une autre annonce qui pourrait intervenir à la fin de la semaine concernant le «Modèle de force», le «vivier» (selon la terminologie de l’OTAN) de troupes disponibles au sein des 32 pays de l’Alliance, y compris les États-Unis, susceptibles d’être mobilisées, si nécessaire, en moins de 180 jours.
Plusieurs diplomates européens à Bruxelles, ont dit s’attendre à ce que les États-Unis annoncent une réduction de leurs forces disponibles, mais sans donner de chiffres.
«Quelle sera exactement la nature de l’annonce? Il faudra attendre un peu. Je ne suis pas autorisé à le divulguer, mais je pense que cela correspond exactement à ce à quoi nous nous attendions», a déclaré M. Rutte, interrogé sur ce point.
«C’est le cours normal des choses. Il fallait donc s’y attendre. Je pense que c’est tout à fait normal que cela se passe ainsi», a-t-il insisté.
La décision de la Maison-Blanche concernant le retrait de troupes en Allemagne avait pris les Alliés par surprise, au moment où ils s’efforcent d’anticiper et de coordonner un éventuel désengagement américain en Europe.
«Nous devons donc nous attendre, avec le temps, à un redéploiement des forces américaines à mesure que les alliés développent leurs propres capacités» de défense, a assuré mardi le commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), le général américain Alexus Grynkewich.
La diminution des effectifs américains annoncée début mai par le Pentagone deviendra effective dans les «6 à 12 prochains mois» et correspond à environ 15% des 36 000 soldats stationnés en Allemagne, où cette présence joue un rôle crucial pour la sécurité et l’économie locale.
Donald Trump en est venu à cette annonce après que le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que «les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie» en Iran et que Téhéran «humiliait» la première puissance mondiale.
