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Les provisions s’épuisaient dans un camp situé au nord-est de la Syrie

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Une vue aérienne montre le camp d'al-Hol dans la province de Hassaké, au nord-est de la Syrie, mercredi 21 janvier 2026, après le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS). PHOTO AP/Ghaith Alsayed Une vue aérienne montre le camp d'al-Hol dans la province de Hassaké, au nord-est de la Syrie, mercredi 21 janvier 2026, après le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS). (Ghaith Alsayed/Associated Press)

Une organisation humanitaire internationale a averti que des provisions s’épuisaient dans un camp situé au nord-est de la Syrie, abritant des milliers de personnes liées au groupe État islamique, alors que le gouvernement du pays lutte tentait d’établir son contrôle sur une zone anciennement contrôlée par les combattants kurdes.

Cette déclaration de «Save the Children», publiée vendredi soir, intervient une semaine après la prise du camp d’al-Hol par les forces gouvernementales. Ce camp abrite plus de 24 000 personnes, principalement des enfants et des femmes, dont de nombreuses épouses ou veuves de membres de l’EI.

La prise du camp fait suite à d’intenses combats survenus au début du mois entre les forces gouvernementales et les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition kurde soutenue par les États-Unis. Lors de ces combats, les forces loyales au président intérimaire Ahmad al-Charia ont conquis de vastes zones dans l’est et le nord-est de la Syrie.

Après avoir subi d’importantes défaites, les FDS ont signé un accord pour mettre fin aux combats, mais des affrontements sporadiques persistent entre elles et le gouvernement.

«Save the Children» a indiqué que «les stocks de première nécessité dans le camp d’al-Hol sont dangereusement bas», les affrontements bloquant l’acheminement de l’aide humanitaire. L’organisation a ajouté que les affrontements de la semaine dernière aux alentours du camp ont contraint les agences humanitaires à suspendre temporairement leurs activités régulières à al-Hol.

Elle a également précisé que la route principale menant au camp demeure dangereuse, empêchant ainsi les travailleurs humanitaires de distribuer de la nourriture et de l’eau et d’assurer les services essentiels aux enfants et aux familles.

«La situation dans le camp d’al-Hol se détériore rapidement, les réserves de nourriture, d’eau et de médicaments étant dangereusement basses, a expliqué Rasha Muhrez, directrice de Save the Children Syrie. Si les organisations humanitaires ne peuvent pas reprendre leur travail, les enfants seront exposés à des risques encore plus importants dans le camp, qui était déjà extrêmement dangereux pour eux avant cette dernière escalade.»

Mme Muhrez a ajouté que toutes les parties au conflit doivent garantir un corridor humanitaire sûr vers al-Hol afin que les services essentiels puissent reprendre et que les enfants puissent être protégés.

«Des vies en dépendent», a-t-elle affirmé.

Les FDS ont annoncé vendredi un nouvel accord avec le gouvernement central, visant à consolider le cessez-le-feu qui a mis fin à des semaines de combats et à définir les étapes de l’intégration de cette force soutenue par les États-Unis au sein de l’armée et des forces de police.