Les exportations chinoises de véhicules de promenade ont bondi de 73% en mai par rapport au même mois l’an dernier, pour atteindre environ 809 000 voitures, a indiqué mercredi un groupe industriel.
Cette hausse d’une année à l’autre est survenue alors que la hausse des prix de l’essence et du diesel due au conflit en Iran a suscité un regain d’intérêt pour les véhicules électriques dans de nombreux pays.
Selon l’Association chinoise des constructeurs automobiles, les exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont plus que doublé sur un an, pour atteindre environ 435 000 unités.
En avril, quelque 796 000 voitures de promenade avaient été exportées par la Chine, toujours selon les données de l’Association chinoise des constructeurs automobiles.
Les constructeurs automobiles chinois, tels que BYD, ont intensifié leur expansion à l’étranger, ciblant notamment des marchés en Amérique latine, en Asie et en Europe.
Ce changement de stratégie est survenu à un moment où la demande intérieure est sous pression dans ces régions, en partie en raison de la réduction des incitations gouvernementales visant à encourager les automobilistes à passer aux véhicules électriques.
Les analystes d’UBS s’attendent à ce que les exportations annuelles de voitures chinoises augmentent d’environ 40% en 2026 par rapport à l’année précédente, les exportations de véhicules électriques pouvant quant à elles progresser d’environ 80%.
Environ une voiture neuve sur quatre vendue dans le monde l’année dernière était électrique, selon l’Agence internationale de l’énergie. Ce chiffre devrait augmenter cette année, malgré un début d’année plus morose.
Les ventes de véhicules électriques pourraient atteindre 23 millions d’unités et représenter près de 30% de l’ensemble des voitures vendues en 2026, selon l’Agence internationale de l’énergie.
La Chine est le premier producteur mondial de véhicules électriques.
