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Les États-Unis voulaient le retour de la cheffe de l'opposition vénézuélienne Machado

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse aux médias à l'hôtel Taj Mahal Palace de Mumbai, en Inde, le mercredi 21 octobre 2026. (Photo Kylie Cooper/Pool via AP) Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse aux médias à l'hôtel Taj Mahal Palace de Mumbai, en Inde, le mercredi 21 octobre 2026. (Photo Kylie Cooper/Pool via AP) (Kylie Cooper)

Le ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, a indiqué lundi que l’administration Trump avait fait savoir aux autorités intérimaires du Venezuela, «il y a plusieurs semaines», que la cheffe de l’opposition, María Corina Machado, devait être autorisée à rentrer dans le pays, alors que celui-ci poursuit ses préparatifs en vue des élections de l’année prochaine.

M. Rubio a déclaré aux journalistes lors d’une conférence téléphonique que le gouvernement de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, avait répondu aux États-Unis en affirmant que Mme Machado était libre d’entrer dans le pays. Mme Machado est revenue au Venezuela cette fin de semaine.

«Il y a plusieurs semaines déjà, nous avons parlé aux autorités par intérim et nous leur avons simplement dit: “Écoutez, nous estimons qu’elle est vénézuélienne, sa place est dans son pays. C’est son pays d’origine. Elle devrait être autorisée à rentrer. Elle devrait pouvoir rentrer sans être inquiétée”», a dit M. Rubio.

Il a souligné que les États-Unis n’avaient pas dissuadé Mme Machado de retourner au Venezuela, sauf immédiatement après les tremblements de terre dévastateurs de juin. Il a expliqué que c’était parce que les États-Unis estimaient que la priorité devait être d’acheminer l’aide humanitaire et d’urgence dans le pays.

M. Rubio s’est exprimé après que les autorités vénézuéliennes et les figures de l’opposition se sont mises d’accord la semaine dernière sur un plan visant à réformer le processus électoral du pays afin que des élections libres et équitables puissent avoir lieu courant 2027.

Il a déclaré que l’administration Trump, qui avait enlevé le président de l’époque, Nicolás Maduro, lors d’une opération militaire en janvier et l’avait emmené aux États-Unis pour qu’il y soit jugé pour trafic de drogue, suivrait de près l’évolution de la situation et exhorterait toutes les parties à se conformer au nouveau processus.

«De toute évidence, nous devons user de notre influence auprès du gouvernement pour que les autorités par intérim veillent à ce que le processus avance de manière responsable, a dit M. Rubio. Notre objectif ici est d’organiser une élection.»

Mme Machado s’était cachée au Venezuela pendant la majeure partie de l’année 2025 avant de s’enfuir clandestinement en décembre de la même année vers la Norvège, où elle s’est vu décerner le prix Nobel de la paix. Elle a ensuite remis sa médaille au président Donald Trump.

Elle est revenue au Venezuela dimanche, marquant ainsi sa première apparition publique depuis que les États-Unis ont destitué M. Maduro et l’ont remplacé par Mme Rodríguez, qui était sa vice-présidente et dont le mandat a désormais dépassé la durée autorisée, aucune élection n’étant encore prévue.

M. Rubio a affirmé que l’objectif des États-Unis était de contribuer à la mise en place d’un cadre électoral durable qui inspirera confiance à tous les partis dans le scrutin.

Pour y parvenir, a ajouté M. Rubio, le Venezuela doit stabiliser son économie et reconstruire ses institutions, notamment ses tribunaux et son conseil électoral, et offrir un espace ouvert à l’expression politique qui reposera sur la liberté de la presse et l’accès à tous les médias, y compris les plateformes en ligne.