International

Les États-Unis veulent une «Europe forte», affirme Marco Rubio

«Plus les membres individuels de l’OTAN sont forts, sur les plans sociétal, économique et militaire, plus l’OTAN est forte.»

Mis à jour le 

Publié le 

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse à la presse avant d'embarquer dans un avion à l'aéroport international Eleftherios Venizelos, près d'Athènes, en Grèce, le 8 octobre 2026. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse à la presse avant d'embarquer dans un avion à l'aéroport international Eleftherios Venizelos, près d'Athènes, en Grèce, le 8 octobre 2026. (Mark Schiefelbein/Mark Schiefelbein/Pool AP via AP)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré jeudi, dans le cadre d’une tournée européenne, que les États-Unis souhaitaient une «Europe forte».

«Nous voulons que nos alliés soient forts. Plus ils sont forts, plus nous sommes forts collectivement (…) Nous voulons une Europe forte. Nous voulons des partenaires solides en Europe», a déclaré M. Rubio aux journalistes à l’aéroport d’Athènes, avant de prendre l’avion pour le Portugal, dernière étape de sa tournée entamée cette semaine en Islande.

«Plus les membres individuels de l’OTAN sont forts, sur les plans sociétal, économique et militaire, plus l’OTAN est forte», a-t-il déclaré.

M. Rubio était en Grèce mercredi pour des discussions dans le cadre du «dialogue stratégique» entre les deux pays concernant l’énergie, la défense et les affaires culturelles. Il a annoncé un accord bilatéral sur le partage d’informations concernant le trafic de drogue et le terrorisme.

Jeudi lors d’un point de presse, le porte-parole du gouvernement grec Pavlos Marinakis a annoncé «des ventes de matériel militaire, via le programme Foreign Military Sales, d’un montant de 4 milliards de dollars (3 575 milliards d’euros) afin de soutenir la planification de défense à long terme de la Grèce».

Il a également été convenu de la participation de la Grèce au Programme de coopération des États du Bureau de la Garde nationale des États-Unis avec l’État de Floride, a-t-il ajouté.

Selon l’influent quotidien Kathimerini (droite), «Athènes a accepté d’acheter aux États-Unis des missiles et des bombes de précision, tant pour sa flotte actuelle de F-16 que pour les 20 F-35, dont le premier atterrira à Andravida (aéroport militaire dans l’ouest de la Grèce) en novembre 2029».

«Les petites lignes, les accords conclus à huis clos» titre à la une le quotidien Ta Néa (centre) qui explique que «l’accord de 4 milliards de dollars s’inscrit dans un nouveau programme planifié à long terme sur 20 ans».

«Il est venu, a pris 4 milliards d’euros et est reparti», critique pour sa part à la une Efimerida ton syntakton (gauche).

Dans un discours enflammé prononcé au pied de l’Acropole après des entretiens avec des responsables grecs, le secrétaire d’État américain a affiché la puissance des États-Unis et appelé l’Europe à se réveiller de son «long sommeil».

Il a affirmé que la civilisation occidentale se trouvait «à un tournant» et à la croisée des chemins entre «puissance nationale» et déclin.

«Membre associé» de l’UE: ce que cela pourrait signifier pour le Canada Voyez le compte-rendu de Lila Mouch.

Lundi en Islande, M. Rubio avait plaidé pour une plus grande influence américaine dans l’Arctique à la suite d’un accord signé entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland en septembre.

Mardi, il avait déclaré que l’Islande avait longtemps servi de «poste avancé crucial pour surveiller les comportements clandestins et dissuader nos adversaires».

L’administration Trump encourage depuis longtemps les membres de l’OTAN à augmenter leurs dépenses de défense et à prendre davantage en main leur propre sécurité.

Lors d’un sommet à La Haye en 2025, les membres de l’Alliance se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à des dépenses de sécurité d’ici à 2035.

«Il y a beaucoup de pays qui ont intensifié leurs efforts. Franchement, les Allemands font leur part pour être plus forts», a déclaré M. Rubio jeudi.

«Je pense qu’il y a de bons signes dans beaucoup d’endroits différents où cela se produit. Et évidemment, il y a certains pays qui traînent, et je sais qu’ils subissent beaucoup de pressions intérieures. Mais je pense que c’est une bonne chose pour eux tous», a déclaré M. Rubio.