Le département d’État américain a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre des entités privées et publiques cubaines, ainsi que contre des groupes paramilitaires de l’île communiste.
Ces dernières visent des «piliers» du gouvernement cubain et du secteur privé, a expliqué la diplomatie américaine dans un communiqué, notamment le ministère du Tourisme et des sociétés spécialisées dans l’import-export de carburant.
Des groupes paramilitaires, dépendants pour certains du ministère des Forces armées, et qualifiés d’«instruments de répression» par le département d’État américain, sont également concernés.
Plusieurs des entités sanctionnées sont liées au conglomérat de l’armée cubaine, Gaesa, qui contrôle de nombreux secteurs stratégiques de l’économie de l’île et qui est lui-même sous sanctions américaines.
Les entités visées par ces nouvelles sanctions voient leurs biens confisqués aux États-Unis et sont interdites de toute relation commerciale avec des entreprises ou des particuliers sur le territoire américain.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington — qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane — impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis l’arrivée d’un seul pétrolier russe.
La semaine dernière, l’île a subi deux pannes générales d’électricité. Le réseau électrique cubain, vétuste, connaît régulièrement des coupures de courant générales ou partielles, mais ces dernières se sont aggravées depuis le blocus américain qui empêche les livraisons de carburant servant à alimenter des groupes électrogènes.
Par ailleurs, le président Donald Trump a annoncé le 1er mai dernier un renforcement des sanctions américaines contre l’île communiste, en pleine crise économique.
