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Les États-Unis ne protègeront plus l’Europe «dans la durée», avertit Macron

«Le défi de notre Europe c’est d’être plus forte et plus indépendante.»

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FreMontage de photos tirées de l'Associated Press- Emmanuel Macron à gauche et Donald Trump à droite. Montage de photos tirées de l'Associated Press- Emmanuel Macron à gauche et Donald Trump à droite.

Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi que les États-Unis ne protègeraient plus l’Europe «dans la durée» et déploré la «folie» de dirigeants qui peut conduire à la guerre.

«Le défi de notre Europe c’est d’être plus forte et plus indépendante parce qu’on a des États-Unis d’Amérique qui ne nous protègeront plus dans la durée», a-t-il lancé lors d’un échange avec des élèves à l’école franco-chypriote de Nicosie.

«On l’a bien vu avec l’affaire du Groenland, avec ce qu’il se passe aujourd’hui en Iran, avec un peu ce qu’il se passe en Ukraine», a-t-il ajouté alors qu’une élève lui demandait ce que «les jeunes peuvent faire pour promouvoir la paix».

«Ils sont là encore, c’est formidable, c’est des alliés mais l’Europe elle s’est construite en pensant que pour toute l’éternité, les États-Unis nous protégeraient. Pour votre génération, je pense que ce ne sera plus vrai», a souligné le président français.

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«Si demain on n’est plus capable de nous protéger nous-mêmes pour notre défense, si toutes nos solutions technologiques sont dans la main des autres, on pourra dire ce qu’on veut, on ne choisira plus», a-t-il encore martelé en plaidant une fois de plus pour plus de souveraineté européenne.

Emmanuel Macron a aussi conseillé à la jeune génération de «toujours chercher à comprendre les autres» et d’«avoir le «goût de l’avenir», martelant que «la paix ne se décrète pas un beau matin» et qu’elle dépend aussi de cela.

«La guerre naît des malentendus, des incompréhensions ou de la folie de certains dirigeants et parfois de peuples qui pensent que leur sécurité viendra de la destruction du voisin», a-t-il pointé.

«Aime la guerre celui qui n’espère plus rien (..) Quand tu aimes l’avenir, tu n’as aucune envie de faire la guerre», a-t-il ajouté, sans citer le nom de dirigeants.