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Les espoirs démocrates pour les élections de mi-mandat à l’épreuve de la Floride

«La tâche ne devrait pas être trop difficile (pour les démocrates) compte tenu de l’évolution du climat politique en leur faveur.»

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Des employés préparent le matériel électoral dans l'entrepôt du Centre de formation et d'assistance du superviseur des élections de Miami-Dade, en vue de son acheminement vers les bureaux de vote avant la primaire le 13 août 2026, à Doral, en Floride. Photo AP Des employés préparent le matériel électoral dans l'entrepôt du Centre de formation et d'assistance du superviseur des élections de Miami-Dade, en vue de son acheminement vers les bureaux de vote avant la primaire le 13 août 2026, à Doral, en Floride. Photo AP (Lynne Sladky)

Des électeurs américains se rendent aux urnes mardi pour des primaires qui permettront de mesurer si les démocrates peuvent regagner du terrain en Floride, où les républicains comptent sur une nouvelle carte électorale pour conforter leur emprise sur le Congrès lors des législatives de novembre.

Alors que démocrates et républicains y étaient autrefois au coude-à-coude, la Floride a nettement basculé à droite au cours de la dernière décennie: Donald Trump l’a remportée avec 13 points d’avance lors de la présidentielle de 2024 et les républicains dominent les postes d’élus à l’échelle de l’État.

Mais les démocrates n’ont besoin que de trois sièges supplémentaires à l’échelle nationale pour reprendre la Chambre des représentants en novembre, ce qui confère à la Floride une importance inattendue.

«La tâche ne devrait pas être trop difficile (pour les démocrates) compte tenu de l’évolution du climat politique en leur faveur», estime l’analyste électoral de la chaîne NBC, Steve Kornacki.

«Mais les républicains peuvent changer la donne si leur charcutage électoral en Floride porte ses fruits. En clair, ils ont désespérément besoin de chaque siège supplémentaire qu’ils peuvent obtenir», ajoute-t-il, en référence au redécoupage devant leur permettre d’avoir quatre députés de plus au Congrès en novembre.

La Floride compte actuellement 20 députés républicains sur 28 circonscriptions. Avec la nouvelle carte, ce chiffre pourrait passer à 24 — le nouveau découpage contraignant des élus démocrates sortants à se présenter dans des circonscriptions nettement plus favorables aux républicains.

L’un d’entre eux sera par ailleurs opposé lors des primaires à un représentant de l’aile gauche du Parti démocrate, mouvement qui a engrangé plusieurs victoires lors des primaires ailleurs dans le pays.

Propos à connotation raciste

Les républicains sont eux aussi confrontés à plusieurs primaires disputées pour la Chambre des représentants.

Parmi leurs candidats figurent un élu qui nie des accusations d’agression et de menace de diffusion de «revenge porn», un soutien d’Israël critiqué pour des propos visant les musulmans et une personnalité des réseaux sociaux qui a mené une campagne ouvertement antisémite.

À l’échelle de l’État, l’ancien député républicain David Jolly, désormais démocrate et fervent critique de Donald Trump, fait figure de favori pour l’investiture de son parti à l’élection au poste de gouverneur.

Côté républicain, c’est le député Byron Donalds qui devrait être choisi pour tenter de succéder à l’actuel gouverneur Ron DeSantis, qui ne peut pas se représenter. Il est notamment opposé à James Fishback, un candidat blanc critiqué pour des propos à connotation raciste: il a notamment qualifié Byron Donalds d’«esclave» de ses donateurs.

Fort du soutien de Donald Trump, M. Donalds a de grandes chances de devenir en novembre le premier gouverneur noir de Floride.

Des primaires se tiennent aussi mardi en Alaska et dans le Wyoming.

Et en Californie, les électeurs se prononcent lors d’une législative partielle opposant deux démocrates pour remplacer Eric Swalwell, qui a quitté la Chambre des représentants en avril après des accusations de viol, qu’il dément.