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Les démocrates saisissent la justice pour empêcher le déploiement d’agents armés dans les bureaux de vote

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Un électeur dépose son bulletin de vote dans une urne officielle à San Francisco. Un électeur dépose son bulletin de vote dans une urne officielle à San Francisco. (David Paul Morris/Photographer: David Paul Morris/)

Plusieurs organisations et chefs démocrates ont déposé un recours devant la justice fédérale américaine pour empêcher le gouvernement Trump de déployer des agents armés dans les bureaux de vote, au risque d’intimider les électeurs lors des scrutins de mi-mandat début novembre.

«Au mépris du droit fédéral et du caractère traditionnellement d’inviolabilité accordé aux bureaux de vote, le gouvernement Trump a signifié clairement — par ses mots et ses actes au cours de l’année passée — qu’il s’arroge le pouvoir de déployer des agents armés dans des lieux où un vote est en cours», affirment les plaignants, dont font partie les chefs démocrates au Congrès Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, dans leur recours déposé mercredi.

Ils dénoncent des déclarations ambiguës de responsables de la police de l’immigration (ICE) et de la police fédérale (FBI), qui ont dit récemment se tenir prêts à envoyer des agents en cas de menace sur le vote.

États-Unis: un mort après des tirs impliquant l’ICE Une personne a été tuée le 13 juillet 2026 après des tirs impliquant des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE), à Biddeford, dans le nord-est du Maine, a indiqué un responsable local.

«Déployer des agents fédéraux armés dans des bureaux de vote, ou ne serait-ce que menacer de le faire, est interdit par le droit fédéral», soulignent les démocrates, qui pointent du doigt le risque d’intimidation envers les électeurs.

«Pour beaucoup d’électeurs américains légaux, la vue d’agents fédéraux armés et masqués sur le stationnement d’un bureau de vote est suffisante pour les faire rentrer chez eux ou penser à deux fois avant de mettre leur bulletin dans l’urne», affirment-ils.

En mai, Donald Trump avait refusé d’écarter la possibilité d’envoyer les militaires de la Garde nationale ou des agents de l’ICE pour encadrer le vote.

«Vous savez, je ferais tout ce qui est nécessaire pour s’assurer que nos élections soient honnêtes», avait déclaré le président américain.

Depuis sa défaite à l’élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden, Donald Trump répète sans fondement que la victoire lui a été volée en raison d’une supposée fraude massive.

Aucune preuve n’a jamais été apportée sur l’existence d’une fraude électorale qui aurait affecté de manière significative le résultat d’un scrutin aux États-Unis.

Le cercle de réflexion Brookings Institution, classé au centre-gauche, a examiné un ensemble de données électorales collectées par la Heritage Foundation, un cercle de réflexion conservateur. Brookings n’a recensé que 39 cas de fraude sur les plus de 100 millions de bulletins examinés dans 32 élections aux États-Unis sur trois décennies.