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L'épidémie d'Ebola s'étend dans deux nouvelles zones en RDC

Les deux nouvelles zones affectées sont Biena et Manguredjipa, dans la province du Nord-Kivu.

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Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, administre un vaccin contre Ebola à un professionnel de la santé à Kisangani, au Congo, ce jeudi 27 août 2026. Photo AP Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, administre un vaccin contre Ebola à un professionnel de la santé à Kisangani, au Congo, ce jeudi 27 août 2026. Photo AP (Samy Kamanga)

L’épidémie d’Ebola qui connaît la croissance la plus rapide de l’histoire s’est propagée à deux nouvelles zones sanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), portant à 60 le nombre total de zones touchées, selon les derniers chiffres officiels publiés vendredi.

Les deux nouvelles zones affectées sont Biena et Manguredjipa, dans la province du Nord-Kivu, où le taux de létalité est nettement supérieur au taux global de 48 %, en partie en raison de la lenteur des interventions, selon les données du ministère congolais de la Santé.

Il a indiqué que l’épidémie avait enregistré 5794 cas confirmés, dont 2786 décès, et qu’elle se propageait à une vitesse sans précédent, plus rapidement que ne le permettent les efforts déployés pour la suivre et la freiner.

L’épidémie se propage dans des conditions extrêmement difficiles, aggravées par l’insécurité, les déplacements, une grève des professionnels de la santé et d’intenses mouvements de population.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté qu’elle restait hors de contrôle et qu’elle était en passe de dépasser l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, la plus meurtrière jamais enregistrée, qui a fait plus de 11 000 morts, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

La RDC a commencé jeudi à vacciner les professionnels de la santé et d’autre personnel de première ligne avec le vaccin Ervebo, qui s’est révélé efficace lors de précédentes épidémies d’Ebola causées par une souche différente et plus courante, appelée Zaïre.

Des essais cliniques sont en cours afin de mettre au point un vaccin homologué contre le rare virus Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle, pour lequel il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement approuvé.

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Bien que la présente épidémie ait été déclarée à la mi-mai, les autorités estiment qu’elle se propageait déjà depuis février. Elle s’est étendue de trois zones sanitaires à près de 60, la plupart des cas et des décès survenant en dehors du réseau de contacts suivis et au sein même des communautés.

Les mesures prises pour maîtriser l’épidémie — allant de la limitation des rassemblements publics à la distanciation sociale en passant par la fermeture des aéroports — ont bouleversé la vie dans les six provinces touchées, en particulier en Ituri, qui a été ravagée par les violences rebelles.

Le gouvernement a mis en place des mesures, notamment l’installation d’équipements sanitaires dans certains lieux, mais les associations de défense des droits affirment qu’il faut aller plus loin pour instaurer la confiance au sein de la communauté.

La majorité des cas se concentre dans la province d’Ituri, au nord-est du pays, qui représente plus de 83 % des cas, selon les derniers chiffres du gouvernement.

Alors que l’Ouganda voisin s’est déclaré exempt d’Ebola le mois dernier, le risque d’une nouvelle propagation transfrontalière persiste, a souligné l’OMS mercredi.

Marie Roseline Belizaire, experte de l’OMS, a précisé que la République centrafricaine est désormais considérée comme le pays présentant le risque le plus élevé de propagation, suivie de près par le Soudan du Sud, alors que l’épidémie dans l’est de la RDC s’est étendue vers les zones frontalières.