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L'épidémie d'Ebola en RDC enregistre l'un des bilans hebdomadaires les plus élevés

La plupart des nouveaux cas dans la province de l’Ituri, l’épicentre actuel, proviennent toujours de contacts non suivis.

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Des personnes vêtues d'équipements de protection déchargent un cercueil contenant la dépouille de Baudjo Baraka Jules, six ans, décédé d'Ebola, pour ses funérailles à Bunia, dans la province d'Ituri, à l'est du Congo, le mardi 18 août 2026. Photo AP Des personnes vêtues d'équipements de protection déchargent un cercueil contenant la dépouille de Baudjo Baraka Jules, six ans, décédé d'Ebola, pour ses funérailles à Bunia, dans la province d'Ituri, à l'est du Congo, le mardi 18 août 2026. Photo AP (Dieudonne Dirole)

Plus de 300 personnes sont mortes du virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) au cours de la semaine dernière, l’un des bilans hebdomadaires les plus élevés à ce jour, selon des données gouvernementales publiées lundi, alors que les professionnels de santé peinent à faire face à une épidémie qui se propage à une vitesse sans précédent.

Les données du ministère de la Santé indiquent qu’à la date de samedi, l’épidémie avait fait 5514 cas et 2642 décès, dont 317 décès signalés au cours des sept derniers jours. Mais, selon des experts congolais, cette épidémie, qui a débuté plusieurs semaines avant d’être confirmée, pourrait être trois fois plus importante que ce que l’on sait actuellement.

Il s’agit de l’épidémie d’Ebola qui connaît la croissance la plus rapide de l’histoire, avec de nombreuses personnes décédant en dehors des centres de traitement. À ce stade, elle a déjà fait 7 fois plus de victimes que l’épidémie d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest, qui reste la plus meurtrière de l’histoire avec plus de 11 000 décès au total.

La plupart des nouveaux cas dans la province de l’Ituri, l’épicentre actuel, proviennent toujours de contacts non suivis.

Près de la moitié des personnes infectées sont décédées — 47,9 % — mais les données gouvernementales font état de taux bien plus élevés dans les zones difficiles d’accès, telles que la province du Nord-Kivu, où le taux de létalité atteint 68,6 %.

Les professionnels de première ligne vont recevoir le vaccin utilisé lors des épidémies précédentes

L’un des principaux défis a été l’absence de vaccins ou de traitements approuvés contre le virus rare de Bundibugyo, responsable de cette épidémie.

Vendredi, la RDC a reçu plus de 16 000 doses du vaccin Ervebo, qui s’est révélé efficace lors de précédentes épidémies d’Ebola causées par un type de virus différent et plus courant. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique qu’il sera également utilisé dans le cadre d’essais cliniques visant à mettre au point un vaccin contre le virus Bundibugyo.

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L’OMS précise qu’on ignore si Ervebo peut protéger contre le virus Bundibugyo, bien que les premières données issues de travaux en laboratoire et d’études sur des animaux suggèrent qu’il pourrait offrir une certaine protection.

Les autorités n’ont pas précisé quand le vaccin serait distribué aux professionnels de première ligne. En Ituri, les habitants se sont montrés optimistes quant à sa capacité à ralentir l’épidémie.

«Je suis très heureux que ces vaccins soient enfin arrivés, a expliqué Héritier Ramazani, un habitant. Nous en avons assez de recenser chaque jour de nouveaux cas d’Ebola.»

L’épidémie se propage dans des conditions parmi les plus difficiles qui soient, marquées par les menaces des rebelles et d’importants mouvements de population.

Les équipes médicales en Ituri et dans d’autres provinces touchées sont également confrontées à des arrêts de travail des intervenants qui n’ont pas été payés, à la colère de communautés traumatisées de longue date, à des routes en mauvais état et à la désinformation selon laquelle Ebola n’existerait pas.

Les experts estiment que le virus se propageait déjà dans la ville minière de Mongbwalu dès le mois de février, plusieurs mois avant que les autorités ne déclarent l’épidémie le 15 mai.