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La Russie et l’Ukraine prêtes à de prochaines négociations à trois avec les Américains

L’envoyé américain Steve Witkoff s’est entretenu mercredi pendant près de trois heures avec le président russe à Saint-Pétersbourg.

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L’émissaire de Trump remercie Poutine pour le diesel et discute d’un plan de paix pour l’Ukraine Le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, ont débuté mercredi à Saint-Pétersbourg des pourparlers sur un règlement du conflit en Ukraine, au lendemain d’entretiens entre le négociateur américain et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La Russie et l’Ukraine se sont dites mercredi disposées à des négociations trilatérales sous médiation des États-Unis pour tenter de mettre fin à la guerre, après une rencontre à Saint-Pétersbourg entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président Vladimir Poutine.

M. Witkoff s’est rendu à Saint-Pétersbourg après une réunion la veille à Oslo avec des dirigeants européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a également appelé à un arrêt des combats aux positions actuelles comme premier pas en vue des pourparlers.

Après une réunion de trois heures à Saint-Pétersbourg qualifiée de «détaillée et franche», le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a indiqué que Moscou est prêt à reprendre les négociations à trois avec Kiev et Washington «vers le 10 novembre», soit après les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Réagissant à ces informations, M. Zelensky a affirmé être «favorable» à une telle rencontre «dès que possible». «L’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre, faire avancer la paix et, si je comprends bien, tout préparer en vue d’une rencontre au niveau des dirigeants», a-t-il dit.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, deuxième à droite, assistent aux pourparlers, tandis que l'envoyé présidentiel russe Kirill Dmitriev, à droite, dos à la caméra, et le conseiller du Kremlin en matière de politique étrangère, Youri Ouchakov, troisième à gauche, sont assis à proximité, au palais Konstantin à Strelnya, près de Saint-Pétersbourg, en Russie, le mercredi 21 octobre 2026. Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, deuxième à droite, assistent aux pourparlers, tandis que l'envoyé présidentiel russe Kirill Dmitriev, à droite, dos à la caméra, et le conseiller du Kremlin en matière de politique étrangère, Youri Ouchakov, troisième à gauche, sont assis à proximité, au palais Konstantin à Strelnya, près de Saint-Pétersbourg, en Russie, le mercredi 21 octobre 2026. (Kristina Solovyova/Kristina Solovyova/Pool Sputnik)

Cependant, signe que les positions des belligérants semblent encore éloignées, M. Ouchakov a affirmé que les propositions pour mettre fin à la guerre formulées par Kiev et les Européens à Oslo et transmises à Vladimir Poutine par Steve Witkoff «ne comportent pas grand-chose».

Steve Witkoff, qui était assisté par Jared Kushner par visioconférence, a de son côté indiqué sur X que les discussions ont été «constructives et se poursuivront dans le cadre de pourparlers trilatéraux».

«Bien qu’il reste encore un travail important à accomplir, le président Trump reste déterminé à mettre fin à cette guerre», a-t-il ajouté.

Américain libéré

Des négociations directes entre Russes, Ukrainiens et Américains avaient déjà eu lieu en 2025, mais n’avaient guère mené à des avancées concrètes. Elles avaient été suspendues après le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Washington et Israël.

Iouri Ouchakov a également évoqué une possible réunion en préparation entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping en Chine, en marge du sommet de l’APEC en novembre à Shenzhen.

Parallèlement, dans une entrevue sur Fox News, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi à un «gel» de la ligne de front comme premier pas dans les discussions, une proposition exclue jusque-là par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats.

La Russie réclame notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle tient encore dans la région de Donetsk (est), ce que Kyiv considère comme inacceptable.

En marge de la rencontre à Saint-Pétersbourg, la Russie a annoncé la libération d’un Américain condamné en 2024 pour «mercenariat» à 7 ans de prison.

Donald Trump, qui avait demandé à son homologue russe de relâcher ce professeur septuagénaire à la retraite, a déclaré mercredi que Stephen Hubbard était «en route» pour les États-Unis et avait été libéré sans «contrepartie».

Par ailleurs, Vladimir Poutine a annoncé mercredi que le premier pétrolier contenant 40 000 tonnes de diesel russe à destination des États-Unis partira dans «deux à trois jours». Le vice-premier ministre russe responsable de l’Énergie, Alexandre Novak, a lui évoqué un départ jeudi.

M. Trump avait annoncé début octobre un accord entre Washington et Moscou pour la livraison de diesel russe sur les marchés, levant ainsi une partie des sanctions contre la Russie et s’attirant de vives critiques de Kyiv et ses alliés européens.

Cette mesure vise à essayer de faire baisser les prix du carburant pour les consommateurs américains avant les législatives de mi-mandat, le 3 novembre, qui s’annoncent difficiles pour Donald Trump.

Tensions Kyiv-Washington

La rencontre à Saint-Pétersbourg s’est déroulée sur fond de récentes tensions entre Washington et Kyiv et d’échanges de vives critiques entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.

Après quelques jours d’incertitudes, M. Zelensky a néanmoins salué mardi le rétablissement des alertes américaines précoces visant à détecter les missiles russes avant qu’ils ne frappent. Il a aussi réclamé une place à toute négociation concernant l’avenir de son pays.

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