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Le vieux chêne qui aurait abrité Robin des Bois est mort

«Le fait que l’arbre n’ait pas produit de feuilles cette année est déchirant pour tout le monde.»

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ARCHIVES - Un chêne vieux de 1200 ans, où Robin des Bois aurait trouvé refuge, se dresse dans la forêt de Sherwood, près du Nottinghamshire, en Angleterre, le 19 octobre 2007. Photo AP ARCHIVES - Un chêne vieux de 1200 ans, où Robin des Bois aurait trouvé refuge, se dresse dans la forêt de Sherwood, près du Nottinghamshire, en Angleterre, le 19 octobre 2007. Photo AP (Simon Dawson)

Un chêne ancestral gigantesque, lié à la légende de Robin des Bois, est mort.

Le Major Oak, un chêne vieux de 1200 ans situé dans la forêt de Sherwood, serait mort parce qu’il n’aurait pas bourgeonné ce printemps, a annoncé jeudi la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB).

Au cours des deux derniers siècles, les visiteurs venus admirer les branches noueuses et la canopée tentaculaire de cet arbre à Nottingham ont tassé le sol, empêchant ainsi la pluie d’atteindre ses racines, a expliqué l’association de protection de la nature.

La forêt est menacée depuis des années et la rumeur avait déjà couru par le passé que l’arbre était mort – avant que l’association ne confirme qu’il était toujours en vie.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

«Le fait que l’arbre n’ait pas produit de feuilles cette année est déchirant pour tout le monde», s’est désolée Hollie Drake, de la RSPB, dans un communiqué annonçant son décès.

Cet arbre aurait abrité Robin des Bois, le légendaire bandit du XIIIe siècle qui volait les riches pour donner aux pauvres et qui s’était réfugié dans la forêt lorsqu’il était poursuivi par le shérif de Nottingham.

Il a tiré son nom d’une mention dans un ouvrage sur les chênes rédigé par le major Hayman Rooke en 1790, qui a suscité la première vague d’admirateurs affluant vers la forêt.

Il est impossible de déterminer la cause exacte de la mort de l’arbre, mais les traces laissées par des millions de visiteurs ont contribué à son déclin, tout comme les interventions visant à consolider ses branches massives à l’aide de câbles et de poteaux. Le changement climatique, qui a entraîné des vagues de chaleur et des sécheresses, a également été mis en cause.

Les experts forestiers ont constaté que le système racinaire était étranglé et affamé.

«Les arbres anciens comme le Major Oak sont les “rhinocéros blancs de la conservation au Royaume-Uni”, mais leur déclin est bien moins visible», a déclaré Ed Pyne, du Woodland Trust. «Les sauver est vital pour la santé du monde dans lequel nous vivons, et pourtant la plupart disparaissent discrètement, sans bénéficier de la reconnaissance ni des soins accordés au Major Oak.»

Hormis sa place dans le folklore, la forêt est connue pour ses chênes de Sherwood qui ont servi à construire les navires de la Marine royale du vice-amiral Horatio Nelson à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, ainsi que pour les poutres du toit de la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Le Major Oak a échappé à la scie et est protégé par une clôture depuis les années 1970.

«Le Major Oak continuera de se dresser au cœur de Sherwood en tant que monument naturel que les visiteurs pourront venir admirer, perpétuant la légende de Robin des Bois et continuant à apporter autant de soutien à l’écosystème de la forêt dans la mort que dans la vie», a déclaré Mme Drake.