L’homme accusé d’avoir tué 15 personnes lors d’un festival juif sur la plage de Bondi, en Australie, a comparu devant le tribunal pour la première fois depuis sa sortie de l’hôpital, lundi.
Naveed Akram a comparu devant un tribunal local de Sydney par visioconférence depuis le centre correctionnel de haute sécurité de Goulburn, situé à 200 kilomètres de là.
Il n’a pas enregistré de plaidoyer. Il est notamment accusé de meurtres et d’avoir commis un acte terroriste.
La brève comparution visait surtout à prolonger une ordonnance de non-publication qui protège l’identité des victimes et des survivants de l’attaque qui ont choisi de ne pas dévoiler publiquement leur identité.
À sa sortie du tribunal, l’avocat de la défense, Ben Archbold, a mentionné aux journalistes que son client se portait aussi bien que possible et qu’il était trop tôt pour indiquer son intention de plaider coupable ou non coupable.
Akram, qui est âgé de 24 ans, a été blessé le jour de la tuerie. Son père, Sajid Akram, qui était âgé de 50 ans, a été tué lors d’un échange de tirs avec la police après l’attaque perpétrée lors d’une célébration de Hanoukka, le 14 décembre.
Naveed Akram doit comparaître à nouveau devant le tribunal le 9 avril prochain.
Trois enquêtes officielles sont menées sur ce qui est considéré comme la pire attaque terroriste en Australie et la pire tuerie dans le pays depuis 29 ans.
L’une d’entre elles porte sur les interactions entre les forces de l’ordre et les agences de renseignement avant l’attaque, qui aurait été inspirée par le groupe État islamique.
Une commission royale, la plus haute forme d’enquête publique en Australie, se penchera sur la nature, la prévalence et les moteurs de l’antisémitisme en général, ainsi que sur les circonstances de la tuerie.
