Le Sri Lanka doit se préparer à une sévère sécheresse au cours des deux prochains mois, avant des inondations potentiellement dévastatrices provoquées par le phénomène météorologique El Niño, a averti jeudi le ministre de l’Environnement.
El Niño devrait battre «des records» en termes d’intensité, a indiqué début juillet un expert de ce phénomène, suscitant des inquiétudes quant aux sécheresses, inondations et autres phénomènes extrêmes qui l’accompagnent.
Le ministre sri-lankais de l’Environnement, Dhammika Patabendi, a appelé les agriculteurs à commencer les plantations de riz dès début octobre, soit deux semaines plus tôt que prévu, afin de protéger les récoltes des inondations.
Le gouvernement doit également veiller aux réserves d’eau d’irrigation et d’eau potable, les autorités s’attendent à une sévère période de sécheresse jusqu’à fin septembre, a-t-il indiqué.
Les habitants de cette île d’Asie du Sud sont invités à économiser l’eau potable, des pénuries étant attendues dans les deux prochains mois, a ajouté M. Patabendi.
Le gouvernement n’a pas encore chiffré les pertes que le phénomène El Niño pourrait infliger à l’économie sri-lankaise, mais a mis en place un groupe de travail interministériel afin d’en limiter l’impact.
Les réservoirs hydroélectriques du pays étaient à 57% de leur capacité, ont indiqué les responsables
D’intenses précipitations pourraient entraîner des glissements de terrain dans les régions montagneuses, qui ont déjà été durement touchées en novembre dernier par le cyclone dévastateur Ditwah.
Il avait fait 643 morts, des dizaines de milliers de sinistrés et des dégâts estimés par la Banque mondiale à plus de 4 milliards de dollars.
