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Le roi Charles ne vivra pas au palais de Buckingham une fois les travaux terminés

Pour le reste du règne de Charles, le roi et la reine résideront à Clarence House, situé à proximité.

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Le roi Charles III et la reine Camilla de Grande-Bretagne se tiennent à côté de la ruche de la Maison-Blanche sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, le lundi 27 avril 2026, à Washington. Le roi Charles III et la reine Camilla de Grande-Bretagne se tiennent à côté de la ruche de la Maison-Blanche sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, le lundi 27 avril 2026, à Washington. (Alex Brandon)

Le roi Charles III ne résidera pas au palais de Buckingham à l’issue d’un programme de rénovation de 10 ans, d’un coût de 369 millions de livres (691 millions de dollars canadiens), la monarchie cherchant à améliorer l’accès du public à ce bâtiment historique qui est au cœur de la vie royale depuis près de 200 ans.

Les responsables royaux ont souligné que le roi et la reine Camilla continueraient d’exercer leurs fonctions depuis le palais, qui restera «le centre cérémoniel et opérationnel» de la monarchie. Toutefois, pour le reste du règne de Charles, le roi et la reine résideront à Clarence House, situé à proximité.

«C’est et cela restera le siège de la monarchie, le joyau de notre patrimoine architectural national», a indiqué James Chalmers, haut responsable royal chargé de la gestion des affaires financières du roi.

La décision a été annoncée jeudi lors d’un point sur les finances royales, au cours duquel Charles est devenu le premier monarque britannique à révéler les impôts qu’il a versés au gouvernement. Le roi a versé 12,9 millions de livres (16,1 millions de dollars) en impôts sur le revenu et sur les gains en capital au cours de l’exercice financier 2024-2025, contre 11,7 millions de livres l’année précédente.

La famille royale tente de répondre aux critiques

Ces annonces interviennent alors que la famille royale tente de changer le discours après des mois de manchettes embarrassantes concernant les liens entre le délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein et l’ancien prince Andrew, désormais connu sous le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor. L’attention du public portée sur Mountbatten-Windsor a éclipsé les efforts du roi pour moderniser la monarchie et montrer que cette institution millénaire peut évoluer.

Construit dans les années 1820, le palais de Buckingham est la résidence londonienne de tous les monarques britanniques depuis la reine Victoria. Avec ses 775 pièces, le palais abrite également les bureaux de l’administration royale et accueille de somptueux dîners d’État en l’honneur des présidents et potentats en visite.

Le palais est également un point de ralliement pour le public, où des foules se rassemblent sous son célèbre balcon pour acclamer les rois et les reines lorsqu’ils annoncent la fin des guerres, célèbrent leurs mariages et marquent des événements historiques, comme les 70 ans de règne de la reine Élisabeth II. Il sert également de toile de fond aux défilés qui descendent la large avenue cérémonielle connue sous le nom de «The Mall».

Le palais avait besoin d’un coup de neuf

Mais après toutes ces années d’usure, le palais commençait à montrer des signes de vieillissement. En 2017, la Maison royale a lancé un programme de dix ans visant à moderniser la plomberie, l’installation électrique et le système de chauffage obsolètes, ainsi qu’à rénover le bâtiment afin qu’il puisse continuer à abriter la monarchie pendant encore 50 ans. Le projet devrait être achevé l’année prochaine.

Mais le roi et la reine ont désormais décidé de s’installer à Clarence House, une demeure seigneuriale située près du palais où Charles vit depuis qu’il était prince de Galles.

Cette décision permettra au palais d’accroître l’accès au public, d’accueillir davantage d’événements et d’augmenter le nombre de visiteurs et de visites guidées du bâtiment, a soutenu M. Chalmers. Le palais accueille déjà environ 700 000 visiteurs par année.

Les observateurs de la famille royale attendent plus de détails sur les projets concernant le palais. Ed Owens, auteur de After Elizabeth: Can the Monarchy Save Itself, a déclaré qu’il serait dommage que, par exemple, le bâtiment reste inoccupé pendant une grande partie de l’année.

«J’espère qu’il y aura un deuxième volet à cette décision», a-t-il dit à l’Associated Press.

«J’attends de voir s’il y aura une proposition plus radicale quant à ce que pourrait devenir le palais de Buckingham à l’avenir.»

—  Ed Owens, auteur de «After Elizabeth: Can the Monarchy Save Itself»

Le palais reconnaît qu’il doit faire preuve de plus de transparence

L’autre grande nouvelle de la journée a été l’annonce concernant les impôts de la famille royale.

Bien que Charles ait déjà rendu publics les détails de ses impôts personnels lorsqu’il était prince de Galles, c’est la première fois qu’il le fait depuis son accession au trône à la suite du décès de sa mère, la reine Élisabeth II, en 2022.

Bien que la monarchie soit financée par plusieurs sources, le roi ne paie de l’impôt que sur son revenu personnel, dont une grande partie provient de ses propriétés privées, Balmoral en Écosse et Sandringham sur la côte est de l’Angleterre. Charles a également payé de l’impôt sur les gains en capital liés à la vente d’actifs.

Le prince William, l’actuel prince de Galles, a également rendu publics les détails de sa déclaration de revenus jeudi. William a versé 7,76 millions de livres en impôts sur le revenu et sur les gains en capital au cours de l’année d’imposition 2024-2025, soit une baisse par rapport aux 8,34 millions de livres de l’année précédente, a indiqué son bureau.

Ces chiffres donnent pour la première fois au public une idée concrète de la fortune personnelle du roi, par opposition aux châteaux, aux bijoux et aux œuvres d’art qui vont de pair avec sa fonction, mais qui ne constituent pas la propriété personnelle du monarque.

Charles n’était pas tenu de le faire. La situation fiscale du roi, comme celle de tout citoyen, est strictement confidentielle. Mais il a décidé de renoncer à ce droit à la vie privée alors que la monarchie tente de se distancier autant que possible de la famille Mountbatten-Windsor.

Cela souligne également l’idée que la monarchie est une institution publique et que son fonctionnement devrait être public, a expliqué Craig Prescott, expert en droit constitutionnel et en monarchie à Royal Holloway, Université de Londres.

«S’ils font preuve d’ouverture et de transparence maximale, le contraste avec Andrew Mountbatten-Windsor n’en sera que plus grand», a-t-il ajouté.