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Le roi Charles III évoquera «les jours sombres» de la colonisation lors de sa visite dans les Caraïbes

Le déplacement du monarque britannique de 77 ans aura lieu du 27 octobre au 4 novembre.

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Le roi Charles III d'Angleterre fait un geste lors du sommet « Harmony in Food and Farming » organisé par la King's Foundation, au siège de la fondation à Cumnock, en Écosse, le mercredi 16 septembre 2026. Le roi Charles III d'Angleterre fait un geste lors du sommet « Harmony in Food and Farming » organisé par la King's Foundation, au siège de la fondation à Cumnock, en Écosse, le mercredi 16 septembre 2026. (Jonathan Brady/Jonathan Brady/Pool PA via AP)

Le roi Charles III, qui se rend fin octobre dans les Caraïbes, «ne va pas éluder» lors de cette visite le sujet de l’esclavage à l’époque coloniale rappelant les «jours les plus sombres» de l’histoire britannique, a indiqué le palais de Buckingham vendredi.

Le déplacement du monarque britannique de 77 ans, qui est toujours traité pour un cancer dont la nature n’a pas été dévoilée, aura lieu du 27 octobre au 4 novembre.

Il est d’abord attendu aux Bahamas, puis se rendra au Guyana, seul pays du Commonwealth sur le continent sud-américain.

Le roi sera finalement rejoint par son épouse, la reine Camilla, à Antigua-et-Barbuda, dans les Caraïbes, où aura lieu la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth du 1er au 4 novembre.

Cette réunion a lieu «à un moment important» de l’histoire des relations entre le Royaume-Uni et les pays des Caraïbes, a souligné le palais de Buckingham lors d’un breffage avec des journalistes.

«D’importants débats sont en cours au sujet de l’héritage colonial et des conséquences transgénérationnelles de la traite transatlantique des personnes réduites en esclavage», a poursuivi le palais.

En 2021, lors d’une visite à la Barbade, Charles, alors prince de Galles, avait qualifié l’esclavage d’«atrocité» qui «entache à jamais notre histoire».

«Le programme de la visite ne cherchera pas à éluder “les jours les plus sombres de notre passé“, selon les termes employés par Sa Majesté», a ajouté Buckingham.

«Mais, conformément aux souhaits des pays hôtes, il sera avant tout tourné vers le présent dynamique et l’avenir prometteur de chacun d’eux».

Le gouvernement britannique refuse de payer des réparations pour le rôle passé du Royaume-Uni dans l’esclavage.

Début septembre, le gouvernement jamaïcain a déposé une pétition auprès de Charles III «afin de faire avancer la campagne (…) en faveur de réparations pour les ancêtres africains qui ont souffert pendant des centaines d’années d’esclavage».

«Le Royaume-Uni ne verse pas (de réparations) et n’en versera jamais», a répondu un porte-parole de Downing Street.

La visite de Charles III coïncidera avec la fête de l’indépendance d’Antigua-et-Barbuda, le 1er novembre, et celle au Guyana avec le 60ème anniversaire de l’indépendance de ce pays.

Le fils de Charles, le prince William, s’était lui-même rendu avec son épouse Kate dans les Caraïbes en 2022, une tournée qui avait viré au fiasco, marquée par des manifestations hostiles et des erreurs de communication.

Le couple s’était vu demander des excuses pour le passé esclavagiste du Royaume-Uni.