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Le roi Charles III professe sa «solidarité» avec les États-Unis au mémorial du 11 septembre

Il s’agit du premier déplacement à New York d’un monarque britannique régnant depuis la visite de la reine Elizabeth II en 2010.

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Visite royale: pourquoi le roi Charles III s’est-il rendu à Washington? Reçu par Donald Trump, le roi Charles III a prononcé un discours mardi à Washington lors d’une visite royale aux États-Unis.

Le roi Charles III a déclaré sa «solidarité indéfectible avec le peuple américain» mercredi au mémorial du 11— septembre à New York, dans le cadre d’une visite d’État visant à apaiser les tensions entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Au troisième jour de cette visite débutée à Washington aux côtés de Donald Trump et devant le Congrès américain, le souverain et la reine Camilla ont déposé une gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3 000 morts il y a 25 ans.

Les fleurs blanches étaient accompagnées d’une note manuscrite du souverain, exprimant sa «solidarité indéfectible avec le peuple américain face à cette perte immense».

Le couple a ensuite rencontré des secouristes, des familles de victimes et des ONG.

Cette cérémonie a aussi été l’occasion d’un court échange chaleureux avec le nouveau maire socialiste de New York, Zohran Mamdani.

Aucun échange privé n’était en revanche prévu entre les deux hommes, a précisé l’édile en début de semaine.

«Plus forts ensemble»

Le dernier temps fort a eu lieu en fin de journée, dans les locaux de la maison britannique d’enchères Christie’s, où le chef d’État a participé, avec son épouse, à un gala consacré à son association d’aide à la jeunesse The King’s Trust.

S’exprimant sur les liens culturels transatlantiques, il a parlé d’une «relation fondée sur une créativité, un esprit d’entreprise et des valeurs communes, qui nous rappelle que nous sommes véritablement plus forts ensemble».

La papesse britannique de la mode Anna Wintour, les créatrices britannique Stella McCartney et italienne Donatella Versace ou encore le chanteur américain Lionel Ritchie étaient dans l’assistance.

Le roi Charles donne un discours devant le congrès américain Dans un rare discours devant le Congrès américain, Charles III a appelé mardi les États-Unis à rester fidèles à leurs alliés occidentaux historiques, au moment où la «relation spéciale» avec le Royaume-Uni est secouée par de vives tensions.

Un peu plus tôt, le roi a participé à un événement centré sur la coopération économique entre le Royaume-Uni et les États-Unis, en présence notamment de Ruth Porat, dirigeante d’Alphabet (la société mère de Google), et Stephen Schwarzman, du fonds d’investissement Blackstone.

Les échanges se sont tenus autour de canapés aux saveurs typiquement britanniques… bœuf Wellington et fish and chips !

Il a également rencontré une association créant des fermes urbaines dans l’arrondissement historiquement défavorisé de Harlem. Et nourri des poules avec les enfants du quartier.

Camilla, elle, s’est rendue à la bibliothèque municipale de New York pour un événement culturel avec notamment l’auteur américain de polars Harlan Coben et l’actrice américaine Sarah Jessica Parker.

Elle a rendu hommage à Winnie l’ourson, dont on célèbre le 100e anniversaire, avec une lecture à des enfants et en offrant à la bibliothèque un jouet à l’effigie de Petit Gourou, un des personnages de cet univers.

Elle a également rencontré des acteurs locaux de la lutte contre les violences conjugales.

«Relation spéciale»

Le couple royal reviendra jeudi à Washington, avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d’État doit aider à recoller les morceaux d’une «relation spéciale» fissurée par les désaccords politiques entre Donald Trump et le premier ministre britannique, le travailliste Keir Starmer, à propos du conflit en Iran.

Le président américain a par ailleurs laissé planer mi-avril la menace d’un retrait des États-Unis de l’accord avec Londres sur les droits de douane, son arme économique favorite.

En cette année du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance par laquelle des colonies britanniques sont devenues les États-Unis d’Amérique, il a tout de même affiché sa fascination pour la monarchie en recevant Charles III avec tous les honneurs: militaires en tenue d’apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison-Blanche par des avions de combat.

Dans un rare discours devant le Congrès américain mardi, Charles III a, lui, exhorté les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier «toujours davantage sur eux-mêmes».