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Le rachat de Warner par Paramount autorisé par le ministère de la Justice

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Netflix won’t raise Warner Bros. bid, clearing the path for Paramount

Une enquête menée par le ministère américain de la Justice sur le projet d’acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance a conclu que cette fusion dans le secteur des médias hollywoodiens ne devrait pas nuire à la concurrence dans l’industrie ni porter préjudice aux consommateurs.

Le ministère a déclaré vendredi avoir clos son enquête sur l’opération, les régulateurs de sa division antitrust ayant statué que l’impact de la fusion «aura pour effet d’accroître la concurrence au sein de l’écosystème des médias et du divertissement, avec des avantages pour les consommateurs et les travailleurs américains».

Paramount Skydance, dirigé par David Ellison, a conclu un accord pour acquérir Warner Bros. Discovery à la fin du mois de février. La victoire de Paramount est survenue après des mois de négociations et une offre concurrente de Netflix qui a finalement échoué. Paramount a été racheté par Skydance l’année dernière.

Les entreprises affirment que la fusion sera bénéfique pour la croissance du secteur et permettra aux consommateurs d’accéder à davantage de contenus, en particulier si les catalogues de HBO Max et de Paramount+ sont combinés.

Toutefois, les opposants ont dénoncé ce qu’une consolidation supplémentaire pourrait signifier dans un secteur déjà contrôlé par quelques grands joueurs seulement.

Parmi les répercussions potentielles de la fusion sur le marché, les régulateurs ont examiné si l’accord nuirait à la concurrence dans le domaine de la diffusion en continu. Ils ont conclu que la fusion renforcerait probablement la concurrence en offrant aux clients une «alternative concurrentielle solide» face aux grands acteurs de la diffusion en continu.

Le ministère a également estimé que YouTube, TikTok et d’autres plateformes de réseaux sociaux proposant également du contenu vidéo en continu «ne semblent pas constituer des substituts concurrentiels en l’espèce au regard de la jurisprudence antitrust bien établie, bien qu’ils se livrent une concurrence générale pour attirer l’attention des consommateurs».

Les régulateurs ont également affirmé que la fusion n’était pas susceptible de nuire à la concurrence dans le domaine de la télévision linéaire, invoquant une forte concurrence pour les émissions en direct.

En ce qui concerne la concurrence à Hollywood, les régulateurs ont estimé que la fusion de deux grands studios de cinéma n’était pas susceptible de nuire à la concurrence en matière de développement, de production ou de distribution de films destinés à la sortie en salles.

«Au contraire, les données montrent une concurrence intense au sein du secteur, qui a généré une production plus importante et une plus grande diversité d’offre cinématographique, et qui devrait se poursuivre sans faiblir», ont-ils affirmé.

Des milliers d’acteurs, de réalisateurs, de scénaristes et d’autres professionnels du secteur ont exprimé leur «opposition sans équivoque» à l’accord avec Paramount, arguant qu’une consolidation accrue entraînerait des pertes d’emplois et réduirait les choix pour les cinéastes et les cinéphiles. De nombreux législateurs ont également tiré la sonnette d’alarme.

David Ellison, patron de Paramount Skydance, s’est engagé à maintenir Paramount et Warner Bros. comme des studios de cinéma indépendants, et a promis de diffuser au total 30 films par an en salles. Paramount a reconnu que la fusion entraînerait également des réductions importantes en raison des doublons.

Si le ministère de la Justice de l’administration Trump a désormais confirmé qu’il ne s’opposerait pas au rachat de Warner par Paramount pour 81 milliards $ US, cette mégafusion fait toujours l’objet d’un examen par d’autres autorités de régulation, tant aux États-Unis qu’à l’étranger.

Le procureur général de la Californie, Rob Bonta, s’est montré particulièrement critique à l’égard de cette transaction et a rapporté que son État menait une enquête à ce sujet.

Au-delà des États-Unis, les autorités de régulation européennes se penchent également sur cette entente. La Commission européenne a fixé au 7 juillet la date butoir provisoire pour son examen. Quant à l’Autorité britannique de la concurrence et des marchés, elle prévoit de rendre une première décision concernant son enquête d’ici le début du mois d’août.

Paramount et Warner avaient précédemment dit espérer conclure leur accord au cours du troisième trimestre de cette année. Et le temps presse.

Paramount s’est engagé à verser une compensation aux actionnaires si l’acquisition n’est pas finalisée avant le 30 septembre — sous la forme d’une «indemnité de retard» de 25 cents US par action pour chaque trimestre écoulé après cette date. L’entreprise a également accepté de verser une indemnité de rupture réglementaire de 7 milliards $ US.