La Corée du Sud ne doit pas renoncer à la dénucléarisation du nord, a affirmé lundi le président Lee Jae Myung, au moment où son homologue chinois Xi Jinping est en visite dans le pays reclus.
«Nous ne devons pas renoncer à l’objectif de la dénucléarisation, parce que nous ne pouvons nous-mêmes nous doter de l’arme nucléaire» sans risquer d’enclencher un effet domino dans toute l’Asie de l’Est, a prévenu M. Lee en conférence de presse.
«Malheureusement, la Corée du Nord produit toujours de la matière nucléaire, y compris en ce moment même. Elle produirait tous les ans assez de matière pour environ 10 à 15, voire jusqu’à 20 armes nucléaires, et ce stock continue de grossir», a-t-il encore alerté.
«Si la Corée du Sud entreprenait de se doter de l’arme nucléaire, vous pensez vraiment que le Japon ne bougerait pas? Ou Taïwan? Ou le reste de l’Asie de l’Est? Tout le monde finirait par devenir (une puissance) nucléaire, et la région entière deviendrait une poudrière nucléaire», s’est inquiété le dirigeant, qui prône des relations plus apaisées avec Pyongyang.
La Chine est un soutien diplomatique, économique et politique essentiel pour la Corée du Nord, soumise à de multiples sanctions de l’ONU contre ses programmes d’armements atomiques et balistiques.
Si elle avait par le passé soutenu le principe de dénucléarisation de la péninsule coréenne, la Chine a assoupli sa position en la matière.
De son côté, Pyongyang a répété à plusieurs reprises que son statut de puissance nucléaire était «irréversible».
