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Le président du Brésil ira à l’ONU pour dire à Trump de «ne pas se mêler» des élections

«Je vais à la réunion de l’ONU pour avoir une conversation avec Trump et lui dire: ne vous mêlez pas des élections au Brésil.»

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Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, candidat à sa réélection, s'adresse à ses partisans lors d'un meeting électoral dans le quartier de Ceilandia, à Brasilia, au Brésil, le mercredi 16 septembre 2026. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, candidat à sa réélection, s'adresse à ses partisans lors d'un meeting électoral dans le quartier de Ceilandia, à Brasilia, au Brésil, le mercredi 16 septembre 2026. (Eraldo Peres/AP Photo/Eraldo Peres)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé mercredi qu’il prendra la parole à l’assemblée générale de l’ONU pour dire à son homologue américain Donald Trump de «ne pas se mêler» des élections au Brésil.

Le chef d’État de gauche, qui s’exprimera mardi à la tribune des Nations Unies, brigue un nouveau mandat à la présidentielle d’octobre face au candidat de droite Flavio Bolsonaro, allié de Donald Trump. Les sondages pronostiquent un second tour serré entre les deux.

«Je vais à la réunion de l’ONU pour avoir une conversation avec Trump et lui dire: ne vous mêlez pas des élections au Brésil», a déclaré Lula lors d’une étape de campagne à Ceilândia, un quartier populaire de la capitale Brasilia.

Pour l’instant, «aucune réunion bilatérale spécifique» avec le républicain n’est prévue, a indiqué mercredi un responsable du ministère brésilien des Relations extérieures, Carlos Bicalho Cozendey.

Mais les deux présidents «se croiseront probablement à l’Assemblée», comme cela s’était déjà produit en 2025, puisqu’ils doivent prononcer leurs discours l’un après l’autre, a-t-il ajouté.

Les États-Unis ont imposé en juillet deux séries de surtaxes sur des produits brésiliens, que Lula a dénoncées comme une tentative d’ingérence dans les élections.

La tension avec le gouvernement Trump a commencé en 2025, quand Washington a appliqué une première hausse massive des droits de douane contre le Brésil en représailles à un procès pour tentative de coup d’État visant l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), le père de Flavio.