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Le premier ministre pakistanais attendu bientôt en Chine

Pékin a annoncé sa visite prévue du 23 au 26 mai 2026.

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Shehbaz Sharif, premier ministre du Pakistan, prend la parole lors de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) à New York, aux États-Unis, le vendredi 27 septembre 2024. Shehbaz Sharif, premier ministre du Pakistan, prend la parole lors de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) à New York, aux États-Unis, le vendredi 27 septembre 2024. (Jeenah Moon/Bloomberg)

Pékin a annoncé jeudi la visite en Chine du premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif à partir de samedi et jusqu’à mardi.

Le Pakistan est le principal médiateur dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis.

La Chine a constamment dit soutenir les efforts pakistanais et passe pour avoir joué un rôle dans le fragile cessez-le-feu en vigueur entre l’Iran et les États-Unis.

Elle a affirmé sa volonté de s’impliquer encore davantage dans la recherche d’une solution diplomatique.

M. Sharif aura des entretiens distincts avec le président Xi Jinping et le premier ministre Li Qiang sur les relations entre les deux pays voisins et les «sujets d’intérêt commun», a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, lors d’un point presse régulier.

Il prendra part à une réception célébrant le 75ème anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre Chine et Pakistan et se rendra dans la province du Zhejiang (est), a-t-il ajouté.

Interrogé par la presse qui lui demandait si l’Iran serait discuté au cours de son séjour, Guo Jiakun a répondu que «la Chine soutient la médiation juste et équilibrée assurée par le Pakistan pour promouvoir la paix et mettre fin à la guerre».

«La Chine coopérera avec le Pakistan et le reste de la communauté internationale pour contribuer positivement à rétablir rapidement la paix et la stabilité au Moyen-Orient», a-t-il dit.

Offensive américaine annulée en Iran: Trump dit qu'il était à une heure d'agir Le président américain Donald Trump a déclaré avoir renoncé à une nouvelle offensive de grande envergure contre Téhéran, voyant un espoir de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit déclenché par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran en février. Selon lui, tout était prêt: «J'étais à une heure de l'action», a-t-il ajouté.

L’annonce par Pékin du déplacement M. Sharif intervient alors que les efforts s’intensifient jeudi pour mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran, avec la visite à Téhéran d’un nouveau haut responsable du Pakistan.

Donald Trump a averti mercredi que la situation était «sur le fil», entre un accord ou une reprise des hostilités.

La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran.

Plus de 80% des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine avant le conflit, selon la société d’analyse Kpler.

La Chine est directement impactée par la quasi fermeture du détroit d’Ormuz sous l’effet des blocus iranien et américain, et commence à ressentir les effets de la crise moyen-orientale. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon Kpler.

La Chine a fustigé le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël. Elle a cependant mesuré son soutien public à l’Iran. Les experts invoquent les intérêts qu’elle a dans ses relations avec les autres pays du Golfe et, jusqu’à la semaine passée, la volonté de ne pas compromettre la visite à Pékin de M. Trump, censée œuvrer à la détente entre les deux puissances.

La Chine a des liens politiques, économiques et militaires historiquement étroits avec le Pakistan, sur fond de rivalité avec l’Inde.

Elle a joué les médiateurs en 2026 dans les hostilités entre Pakistan et Afghanistan.