Les États-Unis ont annoncé mardi l’intégration du Pérou dans le «Bouclier des Amériques», une coalition de pays dirigés par la droite pour lutter contre le narcotrafic dans les Amériques, sous la houlette du président américain Donald Trump.
«Nous synchronisons nos efforts pour protéger notre hémisphère des menaces transnationales et régionales, en accueillant le Pérou — qui est désormais un allié majeur hors OTAN — au sein du Bouclier des Amériques», a déclaré Marco Rubio, secrétaire d’État américain, dans une tribune publiée dans des médias de Colombie, d’Équateur et du Pérou.
Le chef de la diplomatie américaine est attendu dans ces trois pays de mardi à jeudi, dans le cadre d’une mini-tournée en Amérique latine destinée à consolider l’influence américaine dans la région.
La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne dirigé depuis un mois par un président tenant d’une droite dure, Abelardo de la Espriella, vient de rejoindre cette alliance anti-cartels à laquelle appartiennent notamment l’Argentine, l’Équateur et le Salvador.
Au Pérou, le nouveau gouvernement de la présidente de droite Keiko Fujimori avait fait part dès fin juillet de sa volonté de rejoindre le «Bouclier des Amériques».
Le pays de 34 millions d’habitants a vu le nombre d’homicides multiplié par 2,6 entre 2018 et 2025.
Le Pérou est l’un des principaux producteurs mondiaux de cocaïne, et des réseaux internationaux de trafic de drogue opèrent sur son territoire.
L’initiative «Bouclier des Amériques» prévoit que les pays membres coordonnent l’échange d’informations et coopèrent sur les plans judiciaire et policier, afin de lutter contre le crime organisé au-delà de leurs frontières.
Dans cette tribune en espagnol, le responsable américain d’origine cubaine appelle également les pays latino-américains à préférer les États-Unis à la Chine en matière de commerce et de défense.
«Pendant trop longtemps, des acteurs extérieurs à l’hémisphère, soutenus par des États étrangers, en particulier la Chine, sont entrés dans notre région avec des promesses qui dissimulent leurs pratiques prédatrices», a-t-il dénoncé en promettant «sécurité» et «prospérité» grâce aux États-Unis.
