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Le Pentagone utilisera l’IA de Google pour des opérations classifiées

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Le Pentagone vu depuis l'Air Force One alors que celui-ci survole Washington le 2 mars 2022. Le Pentagone vu depuis l'Air Force One alors que celui-ci survole Washington le 2 mars 2022. (Patrick Semansky)

Le Pentagone s’est entendu avec Google pour élargir son utilisation du modèle d’intelligence artificielle (IA) générative Gemini à des opérations classifiées, a indiqué mardi le groupe à plusieurs médias américains.

Sollicité par l’AFP, Google n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Au même titre qu’OpenAI, Google va ainsi se substituer à Anthropic, dont le modèle Claude était jusqu’ici seul habilité pour les opérations classifiées.

Fin février, le gouvernement Trump a décrété la rupture de tous les contrats le liant à Anthropic, une décision contestée en justice par l’entreprise californienne.

Il s’est ensuite entendu avec OpenAI pour intégrer ses modèles aux opérations classifiées, mais le processus doit prendre plusieurs mois.

Selon le site The Information, xAI, l’entreprise d’IA créée par Elon Musk, a également passé un accord avec le Pentagone après la séparation avec Anthropic.

«Trop dépendre d’un prestataire n’est jamais une bonne chose», a déclaré à la chaîne CNBC le responsable de l’intelligence artificielle au Pentagone, Cameron Stanley.

Conflit au Moyen-Orient: attention à la vague de désinformation et d'IA Images recyclées, séquences de jeux vidéo présentées comme des frappes réelles, visuels de combats générés par l’IA : l’attaque américano-israélienne contre l’Iran a déclenché une «guerre des récits» parallèle aux véritables développements militaires au Moyen-Orient.

Selon plusieurs médias américains, la convention avec Google autorise, comme pour OpenAI et xAI, l’usage des modèles d’IA dans les limites de la loi.

Cette disposition donne au ministère de la Défense davantage de latitude que le contrat avec Anthropic, qui excluait la surveillance de masse de la population civile américaine et des attaques mortelles.

Lundi, une lettre signée par plus de 600 salariés de Google a réclamé à la direction du groupe de renoncer à fournir à l’armée américaine ses modèles pour des opérations classifiées.

En 2018, un mouvement interne avait poussé le groupe à renoncer à participer au projet Maven, qui s’appuyait sur l’IA pour analyser des images recueillies par des drones.