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Le pape Léon XIV rend hommage à la première sainte américaine, Mère Frances Cabrini

Le souverain pontife a prié devant la tombe de mère Cabrini dans la basilique qui porte son nom.

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Des fidèles saluent le pape Léon XIV alors qu’il quitte la cathédrale de Pavie, dans le nord de l’Italie, le samedi 20 juin 2026. Photo AP/Antonio Calanni Des fidèles saluent le pape Léon XIV alors qu’il quitte la cathédrale de Pavie, dans le nord de l’Italie, le samedi 20 juin 2026. Photo AP (Antonio Calanni)

Le pape Léon XIV a présenté samedi la première sainte américaine, mère Francesca Saverio Cabrini, comme un modèle pour les chrétiens d’aujourd’hui dans leur engagement envers les migrants dans le besoin, alors qu’il se rendait sur son lieu de naissance lors d’une excursion d’une journée dans le nord de l’Italie.

Léon XIV, qui s’est opposé à l’administration Trump au sujet de sa politique répressive envers les migrants, a exhorté les jeunes en particulier à s’informer sur la vie et l’œuvre de mère Cabrini, confirmant une nouvelle fois que le premier pape américain de l’histoire est l’héritier du pape François dans sa volonté de donner la priorité au sort des migrants.

Le souverain pontife a prié devant la tombe de mère Cabrini dans la basilique qui porte son nom, située dans sa ville natale de Sant’Angelo Lodigiano, près de Milan, et a présidé une prière du soir.

Cette visite dans le nord de l’Italie s’inscrit dans le cadre de la grande tournée estivale que Léon XIV effectue à travers l’Italie afin de se rendre dans des villes clés.

Mère Cabrini, patronne des migrants, est bien connue de nombreux Américains pour son action en faveur des immigrants italiens aux États-Unis au tournant du siècle dernier.

Son œuvre s’est toutefois étendue bien au-delà des États-Unis, puisqu’elle a sillonné le globe pour construire des écoles, des hôpitaux et des orphelinats destinés à ceux qui n’avaient rien.

Décédée en 1917 à Chicago, ville natale de Léon XIV, où elle avait obtenu la nationalité américaine, mère Cabrini a été béatifiée puis canonisée en 1946, devenant ainsi la première sainte américaine.

En rendant hommage à mère Cabrini samedi, le pape a mentionné qu’elle avait été inspirée par sa foi pour venir en aide à ces migrants qui avaient tout laissé derrière eux pour tenter de trouver une vie meilleure.

«Quoi de plus actuel qu’un charisme missionnaire qui se met au service des migrants ?» a-t-il déclaré.

«Demandons-nous: si mère Françoise vivait aujourd’hui, que lui dirait son âme missionnaire ? a demandé le pape Léon. Et que lui aurait demandé un pape comme François, fils d’émigrés italiens, qui a fait du service aux migrants l’un des points clés de son pontificat ?»

«Je profite donc de cette occasion pour lancer un appel, en particulier aux jeunes: découvrez sainte Françoise Cabrini !» a souligné le pape, les exhortant à lire ses écrits, ses carnets de voyage et ses notes de retraites.

Un 4 juillet avec les migrants

Dans son ministère auprès des migrants, Léon XIV a fait sienne l’exhortation de l’Église catholique, inspirée de l’Évangile, à «accueillir l’étranger».

La semaine dernière, le pape a passé deux jours aux îles Canaries, en Espagne, une destination majeure pour les migrants quittant l’Afrique de l’Ouest, où il a appelé à l’accueil et à l’intégration de ceux qui fuient la misère et les conflits.

La prochaine excursion d’une journée de Léon XIV en Italie aura lieu le 4 juillet. Il se rendra à Lampedusa, cette île sicilienne qui est une destination majeure pour les migrants fuyant l’Afrique du Nord vers l’Italie.

Le bras de fer entre Léon XIV et l’administration Trump sur la question migratoire confère une signification symbolique supplémentaire à sa décision de passer le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, à Lampedusa, destination choisie par François pour son premier voyage hors de Rome en tant que pape, en 2013.

Léon XIV est arrivé dans la ville natale de mère Cabrini après s’être d’abord arrêté à Pavie, non loin de là, pour prier sur la tombe de saint Augustin, figure inspiratrice de son ordre religieux aux IVe et Ve siècles. Là, il a encouragé les Italiens à redécouvrir leur foi catholique en perte de vitesse.

À l’instar de nombreux bastions autrefois chrétiens en Europe, l’Italie a vu ses églises se vider ces dernières années dans un contexte de sécularisation, de moins en moins d’Italiens se mariant à l’église ou assistant régulièrement à la messe.

Il a cité Augustin comme source d’inspiration pour les fidèles d’aujourd’hui.

Né en 354 à Thagaste dans ce qui était alors la province romaine d’Afrique (aujourd’hui en Algérie), Augustin a vécu cinq ans à Milan et dans ses environs, où il s’est converti au christianisme. Il est ensuite devenu évêque, a élaboré une règle de vie monastique et a rédigé certaines des œuvres les plus importantes de la pensée occidentale, notamment les «Confessions» et «La Cité de Dieu».

Léon XIV s’est proclamé «fils de saint Augustin» le soir de son élection et a abondamment cité Augustin au cours de sa première année de pontificat, indiquant clairement que le saint est la source d’inspiration principale de son pontificat.