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Le Pakistan affirme avoir tué 67 membres des forces de sécurité afghanes

Le conflit entre les deux pays voisins entrait dans son cinquième jour consécutif de combat.

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Un homme inspecte une voiture endommagée après une frappe pakistanaise sur un camp de réfugiés dans le district de Takhta Pul, province de Kandahar, Afghanistan, samedi 28 février 2026. Un homme inspecte une voiture endommagée après une frappe pakistanaise sur un camp de réfugiés dans le district de Takhta Pul, province de Kandahar, Afghanistan, samedi 28 février 2026. (Sibghatullah)

Les forces terrestres afghanes ont attaqué mardi matin les positions militaires pakistanaises à 16 endroits le long de la frontière sud-ouest et ont tiré sur plusieurs points dans le nord-ouest, déclenchant des affrontements intenses au cours desquels 67 membres des forces de sécurité afghanes et un soldat pakistanais ont été tués.

Le conflit entre les deux pays voisins entrait dans son cinquième jour consécutif de combat, ont déclaré des responsables.

Le Pakistan «a réussi à repousser ces multiples attaques» le long de la frontière afghane, a affirmé le ministre de l’Information, Attaullah Tarar.

Les forces afghanes ont mené des assauts terrestres dans 16 endroits des districts sud-ouest de Qilla Saifullah, Nushki et Chaman, dans la province du Baloutchistan, a indiqué M. Tarar sur X. Lors d’attaques de représailles, le Pakistan a tué 27 membres des forces afghanes, a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Information a déclaré que les forces afghanes avaient également lancé des attaques dans 25 localités des régions frontalières du nord-ouest du Khyber Pakhtunkhwa, où les troupes pakistanaises ont tué 40 membres des forces de sécurité afghanes.

Kaboul n’a fait aucun commentaire immédiat sur les chiffres pakistanais.

Des bombardements retentissent près de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan Des nuages de fumée et le bruit des bombardements résonnent dans les montagnes près de Torkham au Pakistan, non loin de la frontière afghane, alors que les affrontements transfrontaliers se poursuivent entre les deux pays.

Cependant, le Pakistan et l’Afghanistan ont tous deux affirmé à plusieurs reprises avoir infligé de lourdes pertes à l’autre camp depuis jeudi, lorsque l’Afghanistan a lancé des attaques en représailles aux frappes aériennes pakistanaises de dimanche dernier.

Depuis lors, le Pakistan a mené des opérations le long de la frontière, M. Tarar déclarant lundi que 435 membres des forces de sécurité afghanes avaient été tués et que 31 positions avaient été capturées au cours des combats.

En Afghanistan, le ministère de la Défense a assuré à plusieurs reprises à la communauté internationale, y compris aux pays voisins, qu’il ne permettrait pas que le territoire afghan soit utilisé contre d’autres nations.

Le ministère a annoncé dans un communiqué que les forces afghanes avaient également riposté aux attaques pakistanaises au cours des dernières 24 heures, détruisant une dizaine de postes et tuant quatre soldats pakistanais. Il a ajouté que jusqu’à présent, 28 soldats afghans avaient trouvé la mort et 42 autres avaient été blessés au cours des combats.

Parallèlement, Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement afghan, a accusé le Pakistan d’avoir violé l’espace aérien afghan et d’avoir pris pour cible des zones publiques, notamment des habitations, des mosquées, des madrasas et des équipements publics dans les provinces de Kaboul, Laghman, Nangarhar, Paktia, Kandahar et Kunar, en plus des camps de réfugiés.

Il a souligné que ces attaques avaient causé la mort de 110 civils, dont 65 femmes et enfants.

La mission des Nations unies en Afghanistan a appelé à un arrêt immédiat des combats, avertissant que le conflit aggrave la situation humanitaire déjà désastreuse du pays. Dans un communiqué, elle a déclaré que depuis le 26 février, au moins 146 civils ont été victimes des violences, dont 42 ont été tués et 104 blessés, incluant des femmes et des enfants. Ces chiffres sont préliminaires, a-t-elle précisé.

Le Pakistan a qualifié ses opérations de «guerre ouverte» avec l’Afghanistan, ce qui a alarmé la communauté internationale. La zone frontalière reste un bastion pour les organisations militantes, notamment Al-Qaïda et le groupe État islamique.

Le Pakistan a connu une recrudescence de la violence ces derniers mois, qu’il attribue aux talibans pakistanais hors-la-loi, connus sous le nom de Tehreek-e-Taliban Pakistan, ou TTP, qui opèrent à l’intérieur du Pakistan et depuis le territoire afghan. Islamabad accuse le gouvernement taliban afghan de fournir des refuges au TTP, ce que Kaboul nie.