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Le nouveau Parlement de Corée du Nord convoqué dimanche

Afin d’examiner des amendements à la Constitution et élire des dirigeants de l’État.

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Sur cette photo fournie par le gouvernement nord-coréen, son dirigeant Kim Jong Un, au centre à droite, et sa fille, au centre à gauche, assistent à un essai de tir réel de systèmes de lance-roquettes multiples, dans un lieu tenu secret en Corée du Nord, le samedi 14 mars 2026. Sur cette photo fournie par le gouvernement nord-coréen, son dirigeant Kim Jong Un, au centre à droite, et sa fille, au centre à gauche, assistent à un essai de tir réel de systèmes de lance-roquettes multiples, dans un lieu tenu secret en Corée du Nord, le samedi 14 mars 2026. (Uncredited)

L’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord, qui ne fait que ratifier les décisions du pouvoir, va se réunir dimanche pour la première fois de sa mandature, afin d’examiner des amendements à la Constitution et élire des dirigeants de l’État, a rapporté un média officiel.

Les 687 députés de la 15e Assemblée populaire suprême (APS) ont été élus le week-end dernier. Tous les Nord-Coréens de 17 ans et plus étaient appelés à approuver ou non l’unique candidat de leur circonscription proposé par le Parti des travailleurs. L’agence de presse officielle KCNA a évoqué un taux de validation de 99,93%.

La séance de dimanche est convoquée après le congrès quinquennal du parti au pouvoir de février qui était chargé d’orienter l’action de l’État dans tous les domaines, de la diplomatie à la planification de la guerre.

D’après l’analyste Hong Min, de l’Institut coréen pour l’unification nationale basé en Corée du Sud, «le régime semble déterminé à codifier rapidement les décisions du congrès du parti».

Le numéro un nord-coréen Kim Jong Un a notamment annoncé à l’issue du congrès que Pyongyang cesserait «à jamais» de considérer les Sud-Coréens comme des compatriotes, qualifiant de «trompeuses» de récentes initiatives conciliantes de Séoul.

Le dirigeant a aussi estimé que Pyongyang pourrait «bien s’entendre» avec les États-Unis, sous condition que soit reconnu son statut de puissance nucléaire, selon KCNA.

Le congrès a aussi promu son influente sœur, Kim Yo Jong, directrice de département au Comité central du parti au pouvoir, qui s’illustre notamment par de virulentes déclarations en matière de politique étrangère.

L’APS doit aussi se pencher sur la réélection de Kim Jong Un à la présidence de la Commission des affaires de l’État, le poste le plus élevé au sein du pouvoir nord-coréen, selon KCNA. Le petit-fils du fondateur du pays Kim Il Sung dirige la Corée du Nord depuis la mort de son père fin 2011.

D’après KCNA, la séance à venir doit aussi examiner «la révision et la modification de la Constitution socialiste». L’analyste Hong Min estime qu’un des amendements possibles pourrait qualifier formellement les relations intercoréennes comme étant celles de «deux États hostiles».