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Le ministre iranien des Affaires étrangères participera aux négociations indirectes

Des pourparlers similaires avaient échoué l’année dernière après qu’Israël eut lancé ce qui allait devenir une guerre de 12 jours contre l’Iran, incluant le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens.

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Iran US Oman Sur cette photo publiée par le ministère iranien des Affaires étrangères, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, au centre, se rend au lieu des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, à Mascate, Oman, le vendredi 6 février 2026. (Ministère iranien des Affaires étrangères via AP)

Le chef de la diplomatie iranienne s’est rendu dimanche de Téhéran à Genève, où se tiendra le deuxième cycle de négociations sur le nucléaire avec les États-Unis, ont rapporté les médias d’État iraniens.

Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et sa délégation ont quitté la capitale iranienne pour la ville suisse après la première série de pourparlers indirects qui s’est tenue à Oman la semaine dernière. Oman servira de médiateur lors des négociations à Genève, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA sur sa chaîne Telegram.

Des pourparlers similaires avaient échoué l’année dernière après qu’Israël eut lancé ce qui allait devenir une guerre de 12 jours contre l’Iran, incluant le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens.

Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de recourir à la force pour contraindre l’Iran à accepter de limiter son programme nucléaire. L’Iran a déclaré qu’il riposterait par une attaque. Trump a également menacé l’Iran en raison de la répression meurtrière des récentes manifestations nationales.

Les pays arabes du Golfe ont averti que toute attaque pourrait dégénérer en un nouveau conflit régional.

L’administration Trump a maintenu que l’Iran ne pouvait en aucun cas enrichir de l’uranium, ce que Téhéran refuse d’accepter.

L’Iran continue d’affirmer que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques, mais ses responsables menacent de plus en plus ouvertement de se doter de l’arme nucléaire. Avant la guerre en juin, l’Iran enrichissait de l’uranium à 60 % de pureté, ce qui n’est qu’à un pas technique du niveau requis pour la fabrication d’armes nucléaires.

M. Araghchi devrait également rencontrer ses homologues suisse et omanais, ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’organisme de surveillance nucléaire des Nations unies.