Le ministre britannique de la Défense Wes Streeting a plaidé la cause de l’Ukraine jeudi à Washington, en argumentant qu’elle «contribuera à la puissance américaine» à l’avenir, sur fond de regain de tension entre Washington et Kyiv.
Wes Streeting doit encore rencontrer son homologue américain Pete Hegseth au Pentagone dans l’après-midi.
Soutenir l’Ukraine présente «d’énormes opportunités pour les États-Unis en matière de connaissance militaire et de relations dans le domaine de l’industrie de la défense», a-t-il plaidé au cours d’une intervention devant le Centre d’études stratégiques et internationales, cercle de réflexion basé à Washington.
«Les États-Unis se rendront compte dans les années et les décennies à venir que l’Ukraine contribuera énormément à la puissance américaine, à la fois sur le terrain militaire et sur le plan de son industrie de la défense», a-t-il poursuivi.
Le ministre britannique a encore décrit l’Ukraine «comme un allié qui donne bien plus qu’il ne reçoit». «Nous sommes passés d’une phase où nous formions les Ukrainiens à une où les Ukrainiens nous forment», a-t-il résumé.
Ce plaidoyer dans la capitale américaine intervient peu après que Donald Trump a opéré un nouveau rapprochement spectaculaire avec la Russie de Vladimir Poutine en concluant un accord surprise avec Moscou, qui voit les États-Unis lever certaines sanctions pour permettre l’arrivée sur le marché de diesel russe, censé tempérer les prix — enjeu clé à trois semaines des élections américaines de mi-mandat.
Le président républicain a aussi renouvelé dernièrement ses attaques envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lui reprochant d’être le principal obstacle à une résolution du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe, et suggérant aux Ukrainiens de «se doter d’un nouveau dirigeant».
Au contraire, Wes Streeting a réaffirmé dimanche le soutien britannique au président ukrainien dans une interview à la BBC. «Nous soutenons l’Ukraine. Nous soutenons le président Zelensky», a-t-il répété, à l’unisson avec le premier ministre britannique Andy Burnham, qui a exprimé son «entière solidarité».
