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Le Mexique envoie une nouvelle cargaison d’aide humanitaire à Cuba

«Nous nous orientons vers d’autres formes de soutien humanitaire.»

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Une femme transporte une fillette à vélo à La Havane, à Cuba, le vendredi 8 mai 2026. (Photo AP) Une femme transporte une fillette à vélo à La Havane, à Cuba, le vendredi 8 mai 2026. (Photo AP) (Ramon Espinosa)

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé lundi un nouvel envoi d’aide humanitaire vers Cuba, qui fait face à une crise profonde aggravée par le blocus pétrolier imposé par les États-Unis.

Depuis février, le Mexique a fait partir plusieurs cargaisons d’aide humanitaire vers l’île communiste, comprenant notamment denrées alimentaires, médicaments et articles d’hygiène.

«Aujourd’hui, un navire d’aide humanitaire part pour Cuba», a déclaré la dirigeante de gauche lors de son habituelle conférence de presse matinale, en précisant que la cargaison n’incluait pas de pétrole.

Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.

Déjà secouée par une grave crise économique, l’île de 9,6 millions d’habitants a vu son activité quasiment paralysée depuis fin janvier.

«Nous nous orientons vers d’autres formes de soutien humanitaire», a ajouté lundi Mme Sheinbaum, sans élaborer davantage.

«Varadero nous attend»: un Québécois organise un vol nolisé vers Cuba «J’essaye de les aider du mieux que je peux. Ils ont de la misère à se nourrir.» Face à la suspension des vols vers Cuba, Christian Lemire en a eu assez et a décidé de venir en aide au peuple cubain en lançant un vol nolisé au départ de Montréal à destination de Varadero.

Jeudi dernier, des experts de l’ONU ont averti que le blocus pétrolier imposé par les États-Unis relevait d’une «privation énergétique» aux «conséquences graves» pour les droits de l’homme et le développement de l’île.

Selon ces experts, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU mais ne s’expriment pas au nom de l’organisation, «ce blocus illégal perturbe non seulement la vie quotidienne, mais porte également atteinte à la jouissance d’un large éventail de droits de l’homme.»

Le 1er mai, le président américain Donald Trump a signé un décret durcissant encore les sanctions contre Cuba, affirmant que l’île, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale américaine.

En vertu de ce décret, deux acteurs clefs de l’économie cubaine font l’objet de sanctions impliquant notamment le gel de leurs actifs aux États-Unis.