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Le Libéria accepte d'accueillir 1200 personnes expulsées des États-Unis

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ARCHIVES - Le président du Libéria, Joseph Boakai, prend la parole lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, le 22 septembre 2025. Photo AP/Angelina Katsanis, archives Le président du Libéria, Joseph Boakai, prend la parole lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, le 22 septembre 2025. (Angelina Katsanis)

Le Libéria a accepté d’accueillir jusqu’à 1200 personnes expulsées des États-Unis en provenance de pays tiers, ont annoncé mardi les autorités de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit de l’un des plus importants accords de ce type conclus dans le cadre de la politique de l’administration Trump visant à dissuader l’immigration clandestine.

Les personnes expulsées seront accueillies d’ici un an, le premier groupe de 20 personnes étant attendu jeudi, a déclaré aux journalistes le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Piah. Parmi ces 1200 personnes expulsées figureront des Africains ainsi que des ressortissants de pays d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et des Caraïbes, a précisé M. Piah.

L’administration a conclu plusieurs accords de ce type avec des pays africains en vue d’un renvoi vers un pays tiers. Dans le cadre d’une série d’accords souvent secrets s’inscrivant dans une vaste campagne américaine de répression de l’immigration clandestine, l’administration du président américain Donald Trump a expulsé des milliers de personnes vers près d’une vingtaine de pays autres que le leur, affirment les défenseurs des droits de l’homme.

L’un des points clés de ces accords réside dans le fait qu’ils peuvent concerner des migrants bénéficiant d’une ordonnance de protection émise par un juge américain de l’immigration, leur interdisant d’être renvoyés dans leur pays d’origine pour des raisons de sécurité. Le ministre libérien n’a pas précisé si les personnes dont l’expulsion vers le Libéria est prévue bénéficiaient de telles ordonnances de protection.

Ils «pourraient souhaiter demander l’asile» au Libéria après leur arrivée ou «peuvent quitter le pays quand ils le souhaitent», a dit M. Piah.

M. Piah a ajouté que le Libéria bénéficierait du soutien des États-Unis pour gérer ce programme et renforcer son système de gestion des migrations.

«Le geste du Libéria est purement humanitaire et s’inscrit dans la lignée des traditions de longue date du pays», a-t-il indiqué.