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Le Liban va extrader un ex-général syrien recherché par Damas

Adel Issa, actuellement détenu au Liban, sera jugé «pour les crimes dont il est accusé d’avoir été l’auteur sur le territoire syrien».

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Une image du président syrien Bachar Assad, criblé de balles, est visible sur la façade du bureau du gouvernement provincial en Syrie, le 6 décembre 2024. Une image du président syrien Bachar Assad, criblé de balles, est visible sur la façade du bureau du gouvernement provincial en Syrie, le 6 décembre 2024. (AP Photo)

La justice libanaise a décidé mardi d’extrader un ancien général syrien arrêté début août, en exécution d’un mandat de Damas qui l’accuse de «meurtres et crimes contre l’humanité», a indiqué un responsable judiciaire à l’AFP.

Selon ce responsable, qui a requis l’anonymat, le procureur général du Liban «a décidé d’extrader l’ancien général syrien Adel Issa, actuellement détenu au Liban», vers la Syrie, «afin qu’il soit jugé pour les crimes dont il est accusé d’avoir été l’auteur sur le territoire syrien» sous le pouvoir de l’ancien président Bachar al-Assad, renversé fin 2024.

La décision d’extradition, prise dans le cadre d’un accord judiciaire datant de 1951 entre Beyrouth et Damas, repose sur «les exigences légales, les documents et le dossier transmis au Liban par les autorités syriennes», a-t-il ajouté. Le dossier «contient des preuves indiquant qu’Issa a commis des crimes sur le territoire syrien», a-t-il souligné.

L’ex-général sera remis à la Sûreté générale libanaise avant d’être conduit à la frontière avec la Syrie, où il sera livré à un comité de sécurité syrien.

Adel Issa, 67 ans, ancien officier de la 17e brigade de l’armée syrienne, s’était rendu le 7 août à l’ambassade de Syrie à Beyrouth pour y effectuer des démarches administratives, avait alors indiqué un autre responsable judiciaire à l’AFP.

Après avoir pris connaissance du mandat de Damas, le personnel de l’ambassade avait demandé aux autorités libanaises de l’arrêter.

Depuis la chute de Bachar al-Assad, les autorités syriennes ont arrêté des dizaines de personnes accusées de crimes durant les 13 années de guerre civile dans le pays, et des procès ont commencé en avril.

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À l’occasion des premières décisions, le 11 août, la justice a condamné à mort par contumace Bachar al-Assad — qui a fui en Russie — pour «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité». Sept anciens responsables militaires et des forces de sécurité — dont un seul comparaissait — ont été condamnés à la même peine.

Le Liban et la Syrie ont exprimé leur détermination à ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations depuis la chute du clan Assad et l’affaiblissement de son allié, le Hezbollah. Sous la férule des Assad, la Syrie a exercé pendant des décennies une tutelle sur son voisin et a été accusée d’y avoir commis de nombreux assassinats.

Depuis 2024, des responsables des deux pays se sont rencontrés à plusieurs reprises et sont convenus de coopérer sur un certain nombre de dossiers, notamment en matière de sécurité.