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Le Guatemala dément un accord avec les États-Unis pour frapper les narcotrafiquants

Le président Bernardo Arévalo a pour autant admis avoir demandé la coopération de Washington dans sa lutte contre les gangs.

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Le président guatémaltèque Bernardo Arévalo donne une conférence de presse à Guatemala City, le 21 octobre 2025. Le président guatémaltèque Bernardo Arévalo donne une conférence de presse à Guatemala City, le 21 octobre 2025. (Moises Castillo/Associated Press, archives)

Le Guatemala a démenti avoir accepté de mener des attaques conjointes avec les États-Unis contre les trafiquants de drogue sur son territoire, tout en admettant souhaiter une coopération bilatérale sur le sujet.

Le New York Times affirmait jeudi que le Guatemala s’était engagé à mener des frappes communes avec Washington contre les narcotrafiquants, alors que les États-Unis mènent une campagne controversée contre les cartels et poussent les pays du continent à durcir la répression.

Mais le gouvernement guatémaltèque a répondu qu’il n’existait «aucun accord autorisant des opérations militaires étrangères d’aucun pays sur le territoire national».

Le président Bernardo Arévalo a pour autant admis avoir demandé la coopération de Washington dans sa lutte contre les gangs, précisant que celle-ci n’impliquait pas de présence militaire américaine, qui nécessiterait une autorisation du Congrès.

Le partenariat «impliquera l’accès à des équipements, des formations et des experts pour la planification des opérations aux niveaux stratégique et tactique», a-t-il précisé dans un communiqué.

Selon une lettre datée du 23 mai publiée par le gouvernement guatémaltèque, le ministre de la Défense Henry Saenz a indiqué à son homologue américain Pete Hegseth que le Guatemala souhaitait «diriger, avec l’assistance des États-Unis, des opérations militaires» contre les gangs désignés par Washington sur son sol.

Le communiqué confirme un entretien téléphonique entre le président et ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères avec Pete Hegseth sur le sujet.

Un porte-parole du Pentagone, Joel Valdez, a pour sa part déclaré à l’AFP qu’il «ne spéculerait pas sur de futures opérations».

Washington mène depuis septembre une campagne de frappes dans le Pacifique et les Caraïbes contre des navires présentés comme participant à des activités de trafic de drogue. Le bilan total a atteint au moins 195 morts, selon un décompte de l’AFP.

Mais l’administration Trump n’a jamais fourni de preuve permettant de démontrer l’implication des navires visés dans des trafics. Des experts, ainsi que les Nations unies, dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

Donald Trump avait par ailleurs lancé en mars une «coalition militaire» contre les cartels, avec aujourd’hui une vingtaine d’alliés latino-américains.

L’Équateur a déjà lancé un plan de deux semaines, soutenu par son allié américain. Selon le New York Times, le Honduras pourrait être le prochain sur la liste des volontaires pour une coopération bilatérale.

Washington entend aussi engager le Mexique à coopérer, sur fond de tension à leur frontière commune.