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Le Groenland «obligé» de trouver une solution vis-à-vis des États-Unis

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Une aurore boréale est visible au-dessus de Nuuk, au Groenland, le 20 janvier 2026. Photo AP Une aurore boréale est visible au-dessus de Nuuk, au Groenland, le 20 janvier 2026. Photo AP (Evgeniy Maloletka)

Les dirigeants du Groenland sont «obligés de trouver une solution» avec les États-Unis au sein du groupe de travail mis en place en début d’année, a affirmé mardi le premier ministre groenlandais, soulignant que ce territoire autonome danois était ouvert aux investissements américains.

Si la volonté d’un «maître» de «s’assurer le contrôle du Groenland (…) est totalement irrespectueuse (…) nous sommes obligés de trouver une solution», a dit Jens-Frederik Nielsen lors d’une conférence de presse en marge du forum économique Future Greenland, auquel assiste l’émissaire de Donald Trump pour le Groenland, Jeff Landry.

Le représentant des États-Unis était présent à l’ouverture du forum, mais a rapidement quitté les lieux sans interagir avec les participants, a constaté un journaliste l’AFP présent.

M. Landry a rencontré lundi M. Nielsen et le chef de la diplomatie de l’île arctique, Mute Egede, une occasion pour les Groenlandais de rappeler qu’ils n’étaient pas à vendre, mais restaient ouverts à la collaboration.

«Les regards sont plus sceptiques», a constaté M. Nielsen. «Mais de manière générale, d’un point de vue commercial, nous n’avons absolument pas eu l’intention d’exclure les investissements américains».

L’important pour eux est de maintenir la discussion au sein du groupe de travail.

«Là-bas [aux États-Unis] il existe des perceptions très différentes de ce qu’est ce groupe de travail, de notre côté, c’est clair», a-t-il ajouté.

«Entre nos trois pays, nous avons décidé, lors d’une réunion avec notre ancien ministre des Affaires étrangères, le ministre danois des Affaires étrangères, leur vice-président et leur ministre des Affaires étrangères, que nous devions engager ce dialogue constructif (…) plutôt que de se menacer mutuellement par voie de presse en permanence».

Présent à ce forum, le ministre français Nicolas Forissier a expliqué être venu pour «manifester la solidarité de la France» envers le Groenland.

«Un pays comme le Groenland ne s’achète pas, ne se conquiert pas, et la France est là pour apporter son aide», a déclaré le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.

«Nous avons voulu manifester notre solidarité. Cela fait un an que nous nous engageons dans cette démarche, et nous continuerons à le faire encore et encore», a-t-il ajouté.