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Le dirigeant britannique accuse la Russie d'ingérence dans le vote sur le Brexit

«On m’a clairement répondu que oui, cela s’était produit», a affirmé Andy Burnham.

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Le premier ministre britannique Andy Burnham prend la parole lors de l'Innovation Nation Summit, à Manchester, au Royaume-Uni, le 9 octobre 2026. Christopher Furlong/Pool photo via AP Le premier ministre britannique Andy Burnham prend la parole lors de l'Innovation Nation Summit, à Manchester, au Royaume-Uni, le 9 octobre 2026. ( Christopher Furlong/Pool Photo via AP)

Le premier ministre britannique Andy Burnham affirme qu’il est évident que la Russie s’est ingérée dans le référendum du Brexit, ajoutant qu’il était important de consigner officiellement cette ingérence de Moscou, car les pays européens sont tous confrontés à la même menace.

Dans des extraits du balado The Rest is Politics publiés dimanche, M. Burnham a déclaré que, lorsqu’il est devenu premier ministre en juillet, il avait demandé à ses conseillers si la Russie s’était ingérée dans le référendum de 2016. La version intégrale du balado devrait être diffusée lundi.

«On m’a clairement répondu que oui, cela s’était produit, a affirmé M. Burnham. Il est important aujourd’hui de consigner clairement ces faits et je pense que cela aidera les électeurs allemands et français à comprendre qu’une partie de cette politique est orchestrée par nos ennemis, à savoir la Russie.»

La Russie assure depuis longtemps qu’elle ne s’ingère pas dans les élections ou les référendums d’autres pays.

Les propos de M. Burnham surviennent alors que les services de renseignement britanniques mettent en garde contre la menace croissante d’une ingérence russe dans les institutions démocratiques du Royaume-Uni. Cette intervention marque la première fois qu’un premier ministre britannique reconnaît publiquement l’ingérence russe dans le vote sur le Brexit.

M. Burnham a discuté avec le chancelier allemand Friedrich Merz des liens possibles entre la Russie et le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) lors de leur rencontre la semaine dernière à Berlin.

«Vous savez, il m’a dit que l’AfD était clairement liée à la Russie, et financée, je crois, a raconté M. Burnham. Il y a sans aucun doute des informations erronées, de la désinformation, qui émanent de Russie et se répercutent sur la vie politique allemande», a-t-il ajouté.

La commission parlementaire du renseignement et de la sécurité a conclu en 2020 que le gouvernement n’avait pas pleinement évalué l’impact que les médias d’État russes et les comptes de «trolls» auraient pu avoir sur le référendum sur la sortie de l’Union européenne.