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«Le culte de la haine venu de la gauche» aurait conduit à l’attaque contre Trump

«Ces dernières années, personne n’a dû faire face à plus de projectiles et plus de violence que le président Trump.»

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Des journalistes présents au dîner des correspondants de la Maison-Blanche s'affairent après une conférence de presse organisée au Washington Hilton à la suite d'un incident qui a perturbé l'événement, le samedi 25 avril 2026, à Washington. Des journalistes présents au dîner des correspondants de la Maison-Blanche s'affairent après une conférence de presse organisée au Washington Hilton à la suite d'un incident qui a perturbé l'événement, le samedi 25 avril 2026, à Washington. (Allison Robbert)

La Maison-Blanche a imputé lundi la responsabilité de l’attaque survenue lors d’un gala de la presse en présence de Donald Trump samedi à Washington, à ce qu’elle qualifie d’un «culte de la haine venu de la gauche».

«Le culte de la haine venu de la gauche contre le président et tous ceux qui le soutiennent et travaillent pour lui a fait de nombreux blessés et morts, et a failli frapper à nouveau ce week-end», a accusé la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.

Le suspect qui a tenté de faire irruption, armé, dans la salle du gala doit être présenté lundi à la justice.

Karoline Leavitt a dit que cette attaque constituait la troisième tentative d’assassinat contre Donald Trump en moins de deux ans.

Donald Trump a lui-même repoussé les limites pour un président américain en matière de langage employé à l’égard d’adversaires politiques, une attitude que ses détracteurs jugent polarisante et parfois violente.

Il a ainsi déjà qualifié la presse «d’ennemi du peuple», même s’il a usé d’un ton plus conciliant envers les médias lors d’une conférence de presse tenue après l’attaque samedi soir.

«J’ai eu peur»: une journaliste qui était au dîner des correspondants témoigne Laurence Haïm, envoyée spéciale pour BFM TV à Washington, témoigne de ce qu'elle a vu et entendu lors de la fusillade au dîner des correspondants de la Maison-Blanche.

Mais selon Karoline Leavitt, il y a une «diabolisation systématique» du président de 79 ans.

«Ces dernières années, personne n’a dû faire face à plus de projectiles et plus de violence que le président Trump», a assuré la porte-parole de la Maison-Blanche, de retour de congé maternité pour cette conférence.

«Ceux qui traitent, en permanence et à tort, le président de fasciste, de menace pour la démocratie et le comparent à Hitler dans des buts politiques, alimentent ce type de violence», a-t-elle ajouté.

Parmi ceux qui ont déjà comparé Trump au dirigeant nazi Adolf Hitler figure son propre vice-président, JD Vance, à l’époque où ce dernier s’opposait à Trump en 2016.