Le Costa Rica a accueilli vendredi un deuxième groupe de migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord visant à soutenir la dernière politique de l’administration Trump consistant à expulser des immigrants vers des «pays tiers».
En vertu d’un accord bilatéral signé en mars par le président costaricien Rodrigo Chaves et l’envoyée spéciale américaine Kristi Noem, le Costa Rica a accepté d’accueillir chaque semaine jusqu’à 25 ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis.
Le premier groupe de 25 expulsés, arrivé samedi à l’aéroport international Juan Santamaría de San José, a été pris en charge par la police des migrations costaricaine en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Un deuxième groupe de personnes expulsées des États-Unis en provenance de pays tiers est arrivé au Costa Rica vendredi. Ce groupe de trente personnes comprend huit Costariciens, huit Brésiliens, trois Roumains, deux ressortissants chinois, trois Ouzbeks, deux Azerbaïdjanais, un Irlandais, un Indien, un Vietnamien et un Biélorusse.
Tout comme le groupe arrivé samedi, ces personnes se verront proposer la possibilité de participer au programme de retour volontaire assisté (AVR) géré par l’OIM afin de retourner dans leur pays d’origine, ou de demander un permis de séjour au Costa Rica au titre des catégories humanitaires via la procédure standard.
Ce pays d’Amérique centrale fait partie d’un nombre croissant de pays d’Afrique et des Amériques qui ont signé des accords controversés, souvent secrets, avec les États-Unis pour accepter des personnes expulsées d’autres pays, alors que le président américain Donald Trump fait pression sur les gouvernements pour qu’ils l’aident à faire avancer son programme.
Dans de nombreux cas, les migrants qui espéraient auparavant demander l’asile aux États-Unis se retrouvent dans un «trou noir» juridique dans des pays étrangers dont ils ne parlent pas la langue.
Parmi les pays ayant accepté d’accueillir des migrants de pays tiers figurent le Soudan du Sud, le Honduras, le Rwanda, la Guyane et plusieurs îles des Caraïbes, comme la Dominique et Saint-Christophe-et-Niévès.
Le premier groupe envoyé au Costa Rica comprenait des migrants originaires d’Albanie, du Kenya, du Maroc, de Chine, d’Inde et du Cameroun, ainsi que huit personnes du Guatemala et quatre ressortissants du Honduras.
Les personnes expulsées ont d’abord été conduites dans un hôtel pour y recevoir de l’aide. Au cours de leurs sept premiers jours au Costa Rica, elles ont la possibilité de s’inscrire à un programme de retour volontaire. Elles peuvent également choisir de rester au Costa Rica dans le cadre d’un programme de migration temporaire ou de demander le statut de réfugié.
Si les personnes expulsées choisissent de quitter le Costa Rica, elles doivent en informer les autorités locales chargées de l’immigration et préciser si elles auront besoin d’une aide humanitaire pour partir ou si elles prendront elles-mêmes en charge le coût du voyage.
