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Le corps d’une potentielle victime de l’ex-mari de Gisèle Pelicot a été exhumé

L’«espoir» de l’avocate de Dominique Pelicot est que les résultats innocentent son client inculpé pour le viol et le meurtre de la jeune agente immobilière.

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1ae174016cc00b0dc7dbc435882fd957e89caa39e09cfa1bc0a77c89d8206650.jpg Ce croquis de salle d'audience réalisé par Valentin Pasquier montre Gisèle Pelicot, à gauche, et son ex-mari Dominique Pelicot, à droite, lors de son procès au palais de justice d'Avignon, dans le sud de la France, le 17 septembre 2024. (Photo AP/Valentin Pasquier, Archives)

Le corps d’une agente immobilière de 23 ans, violée et tuée en 1991 à Paris et potentielle victime de l’ex-mari de Gisèle Pelicot, Dominique Pelicot, a été exhumé mardi, a indiqué jeudi la justice française à l’AFP.

La Française Gisèle Pelicot est devenue figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles pour avoir publiquement témoigné des viols commis par des dizaines d’hommes recrutés par son ex-mari.

Condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour l’avoir droguée afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan entre 2011 et 2020, Dominique Pelicot a été inculpé dans cette nouvelle affaire en octobre 2022.

L’exhumation du corps de la victime, qui s’est déroulée dans un cimetière au sud-ouest de Paris et avait été demandée par l’avocate de l’inculpé, Béatrice Zavarro, a été autorisée en novembre par la cour d’appel de Versailles après un premier refus en avril 2025.

«Je suis satisfaite que [l’exhumation] ait pu avoir lieu, contrairement à ce que les autres ont pu déclarer parfois, comme quoi cela ne pouvait pas être réalisable», a déclaré Me Zavarro à l’AFP jeudi après-midi.

Son «espoir» est que ces résultats innocentent son client, inculpé pour le viol et le meurtre de la jeune agente immobilière.

«C’était prévu, ça a été fait, on attend maintenant les résultats», a indiqué à l’AFP Florence Rault, qui défend la famille de la victime. Elle précise ne pas avoir été à l’origine de la demande d’exhumation et ne pas s’en «réjoui(r), parce [qu’elle] pense d’abord à la mémoire de la défunte, à ses parents, à ses amis».

L’agente immobilière a été violée puis tuée en décembre 1991, lors de la visite d’un appartement du XIXe arrondissement de Paris. Son corps, roué de coups et à demi-dévêtu, avait été ensuite découvert par le directeur de son agence.

L’auteur n’a jamais pu être identifié mais des doutes ont été récemment émis après que Dominique Pelicot a partiellement reconnu son implication dans la tentative de viol près de Paris en 1999 d’une autre agente immobilière, pour laquelle il a été confondu par son ADN.

Les deux femmes avaient été déshabillées de la même manière et une forte odeur d’éther avait été sentie sur la scène du crime de l’agente immobilière, substance utilisée pour agresser l’autre agente en 1999.

Selon les deux avocates, les résultats des analyses sont attendus dans plusieurs semaines.