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Le Canada prolonge de 60 jours les restrictions de voyage liées à l'épidémie d'Ebola

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Un travailleur de la santé en tenue de protection se fait désinfecter par un collègue dans un centre de traitement pour les patients atteints par le virus Ebola, à Beni, dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le samedi 26 septembre 2... Un travailleur de la santé en tenue de protection se fait désinfecter par un collègue dans un centre de traitement pour les patients atteints par le virus Ebola, à Beni, dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le samedi 26 septembre 2026. (AP Photo/Sebastien Kitsa Musayi) (Sebastien Kitsa Musayi)

Le Canada a prolongé de 60 jours supplémentaires ses restrictions en matière de voyages et d’immigration liées à l’épidémie d’Ebola, tandis que le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a publié de nouvelles données indiquant que le nombre de cas de la maladie s’élève désormais à plus de 8000.

Les ressortissants de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo ne sont plus autorisés à se rendre au Canada depuis le mois de mai.

Ces mesures devaient expirer lundi à minuit, mais elles ont été prolongées jusqu’au 27 novembre.

Les documents d’immigration, y compris les visas et autorisations de voyage valides, restent suspendus pour les ressortissants de ces trois pays, laissant des dizaines de milliers de personnes dans l’incertitude.

Cela concerne notamment les personnes à qui un permis de séjour a été accordé, mais qui ne se trouvent pas au Canada.

Les ressortissants étrangers qui ne proviennent pas des trois pays concernés, mais qui ont séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours, ne peuvent pas embarquer sur un vol à destination du Canada ni transiter par le Canada, tandis que ceux qui ont séjourné au Soudan du Sud ou en Ouganda doivent se soumettre à une quarantaine de 21 jours.

Les citoyens canadiens ou les résidents permanents qui ont séjourné dans l’un des pays concernés doivent se soumettre à une quarantaine de 21 jours à leur retour au Canada.

Plus de 3900 personnes sont décédées lors de l’épidémie d’Ebola en RDC depuis le mois de mai. Le pays a eu du mal à contenir le virus de Bundibugyo, un virus rare pour lequel il n’existe ni traitement ni vaccin connu.

L’épidémie en Ouganda a été déclarée terminée fin août après que 20 personnes ont contracté la maladie, tandis que le Soudan du Sud n’a signalé aucun cas.

Ces mesures aux frontières avaient initialement été annoncées en amont de la Coupe du monde de la FIFA. Des responsables du gouvernement canadien, notamment la ministre de la Santé, Marjorie Michel, et la ministre de l’Immigration, Lena Diab, ont déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de sécurité préventive alignée sur celles des États-Unis et du Mexique, coorganisateurs du tournoi.

Le gouvernement américain interdit toujours aux personnes ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours de prendre un vol à destination des États-Unis, et n’autorise les ressortissants étrangers ayant séjourné en Ouganda et au Soudan du Sud à entrer sur le territoire américain que s’ils ont ensuite passé 21 jours hors de ces pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a critiqué ces mesures, estimant qu’elles reposaient sur la peur plutôt que sur des données scientifiques. L’agence ne recommande pas de restrictions de voyage et souligne que le risque de transmission du virus Ebola lors d’un voyage en avion est faible, car celui-ci ne se transmet pas par la voie des airs.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies souligne que le risque d’importation du virus «reste très faible» et l’Union européenne n’a pas restreint les voyages en provenance des pays touchés.

Les travailleurs humanitaires canadiens affirment que leur travail est entravé par ces restrictions et que celles-ci pourraient nuire à la réponse internationale à l’épidémie.

L’OMS a déclaré la semaine dernière que la RDC manquait de personnel de santé pour endiguer la maladie. Elle a indiqué qu’il s’agissait de l’épidémie d’Ebola qui se propage le plus rapidement de l’histoire et qu’elle était en passe de devenir la plus meurtrière, avec un taux de létalité de 48 %.

D’après des informations de l’Associated Press

Sarah Ritchie

Sarah Ritchie

Journaliste